| Titre : |
Théorie des relations internationales |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Correvon, Jari, |
| Année de publication : |
[s.d.] |
| Importance : |
67 p |
| Note générale : |
COOPERATION S
T INTERNATIONALE |
| Mots-clés : |
MARXISME RELATIONS INTERNATIONALES REALISME HISTOIRE |
| Résumé : |
- À quoi sert la théorie des relations internationales ? Elle sert à construire un ensemble de connaissances de façon organisée dans un domaine donné de la réalité pour donner sens à un ensemble de pratiques. Il s'agit d'abord de définir un objet, identifier des acteurs (qui portent cette action dans le domaine de réalité qui nous intéresse) et de savoir quel est le sens à donner à des pratiques. En ayant passé en revue les différentes approches qui donnent sens aux grandes thématiques, les relations internationales ont un objet relativement polymorphe, des acteurs variés et des pratiques hétérogènes. La pluralité des approches montrent bien les différents clivages qu'il peut y avoir entre une conception restreinte ou large des relations internationales, qui reflète des enjeux de pouvoir propres à la production du savoir et à la conduite de la politique internationale. Ces clivages et ces enjeux de lutte pour la définition de l'objet, des acteurs et des pratiques ne veulent pas pour autant dire que l'on ne peut pas produire une théorie. La théorie est d'ailleurs elle-même un enjeu de lutte.Dans une conception étroite, les relations internationales ont affaire à l'interaction entre Etats souverains dans un espace dépourvu d'autorité. Le postulat de base est le modèle westphalien qui reconnaît la souveraineté des Etats. Le système international est caractérisé par l'anarchie internationale, et compte tenu de l'absence d'autorité supérieure, la recherche de la puissance est le seul moyen d'assurer sa survie. De ce fait, les relations internationales
se font à l'ombre de la guerre. Cette définition de l'objet des relations internationales est celle des réalistes tels que Aron et Morgenthau. Dans une conception plus large, les relations internationales suivent un modèle postwestphalien, dans une situation qui renvoie à des mécanismes de pouvoir qui traversent l'espace des Etats souverains. L'absence d'autorité supérieure ne signifie pas ici un état de nature. On n'est pas dans un environnement anarchique, mais dans une situation de hiérarchie transnationale. Il existe certes des rapports de force, la guerre est toujours possible, mais ils ne se limitent pas aux risques de conflits interétatiques. Ils traversent les interactions propres à ces différentes sphères par rapport auxquelles s'organisent les sociétés elles-mêmes et entre elles. Il y a des rapports de forces dans cet environnement, mais aussi des mécanismes d'intégration. Les auteurs de cette conception sont dans la lignée de Sassen et Murphy- - |
| Numéro du document : |
20B |
| Niveau Bibliographique : |
1 |
| Bull1 (Theme principale) : |
COOPERATION S T INTERNATIONALE |
Théorie des relations internationales [texte imprimé] / Correvon, Jari, . - [s.d.] . - 67 p. COOPERATION S
T INTERNATIONALE
| Mots-clés : |
MARXISME RELATIONS INTERNATIONALES REALISME HISTOIRE |
| Résumé : |
- À quoi sert la théorie des relations internationales ? Elle sert à construire un ensemble de connaissances de façon organisée dans un domaine donné de la réalité pour donner sens à un ensemble de pratiques. Il s'agit d'abord de définir un objet, identifier des acteurs (qui portent cette action dans le domaine de réalité qui nous intéresse) et de savoir quel est le sens à donner à des pratiques. En ayant passé en revue les différentes approches qui donnent sens aux grandes thématiques, les relations internationales ont un objet relativement polymorphe, des acteurs variés et des pratiques hétérogènes. La pluralité des approches montrent bien les différents clivages qu'il peut y avoir entre une conception restreinte ou large des relations internationales, qui reflète des enjeux de pouvoir propres à la production du savoir et à la conduite de la politique internationale. Ces clivages et ces enjeux de lutte pour la définition de l'objet, des acteurs et des pratiques ne veulent pas pour autant dire que l'on ne peut pas produire une théorie. La théorie est d'ailleurs elle-même un enjeu de lutte.Dans une conception étroite, les relations internationales ont affaire à l'interaction entre Etats souverains dans un espace dépourvu d'autorité. Le postulat de base est le modèle westphalien qui reconnaît la souveraineté des Etats. Le système international est caractérisé par l'anarchie internationale, et compte tenu de l'absence d'autorité supérieure, la recherche de la puissance est le seul moyen d'assurer sa survie. De ce fait, les relations internationales
se font à l'ombre de la guerre. Cette définition de l'objet des relations internationales est celle des réalistes tels que Aron et Morgenthau. Dans une conception plus large, les relations internationales suivent un modèle postwestphalien, dans une situation qui renvoie à des mécanismes de pouvoir qui traversent l'espace des Etats souverains. L'absence d'autorité supérieure ne signifie pas ici un état de nature. On n'est pas dans un environnement anarchique, mais dans une situation de hiérarchie transnationale. Il existe certes des rapports de force, la guerre est toujours possible, mais ils ne se limitent pas aux risques de conflits interétatiques. Ils traversent les interactions propres à ces différentes sphères par rapport auxquelles s'organisent les sociétés elles-mêmes et entre elles. Il y a des rapports de forces dans cet environnement, mais aussi des mécanismes d'intégration. Les auteurs de cette conception sont dans la lignée de Sassen et Murphy- - |
| Numéro du document : |
20B |
| Niveau Bibliographique : |
1 |
| Bull1 (Theme principale) : |
COOPERATION S T INTERNATIONALE |
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