Titre : |
Politique ouverte : structures locales de concertation dans les municipalités de Sahanivotry et Masindray, Madagasikara : Etude de cas pour le projet de recherche de l'IIPE-UNESCO "gouvernement ouvert dans l'éducation, retours d'expérience" |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Harilanto Ravelomanatsoa, Auteur ; Rajaonarivo Andrianarivelo, Auteur |
Editeur : |
UNESCO |
Année de publication : |
2021 |
Importance : |
123 p. |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-9578358-0-5 |
Note générale : |
PMB Droit /10 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
|
Mots-clés : |
MADAGASIKARA DECENTRALISATION SYSTEME EDUCATIF PROJETS GESTION PARTICIPATIVE AU NIVEAU DES ECOLES (FEFFI) |
Index. décimale : |
371 Les écoles et leurs activités, enseignement spécialisé, éducation spéciale |
Résumé : |
Cette étude porte les structures locales de concertation (SLC) mises en place à Madagasikara au niveau des communes dans le but de favoriser l’appropriation des actions et des résultats, de responsabiliser chacun, et de garantir la durabilité des acquis. Chaque SLC est composée de représentants de « collèges » : les dirigeants de la commune, le conseil municipal, les services techniques déconcentrés, les opérateurs éco- nomiques, les organisations de la société civile (OSC), les notables et les chefs traditionnels, les partis et organisations politiques locaux, les associations de femmes, les associations de jeunes et de groupes vulnérables, et les organes de concertation existants (FEFFI2, etc.). Les entretiens réalisés auprès de 224 personnes au sein des municipalités de Sahanivotry et de Masindray ont permis de mettre en évidence les craintes de certains élus ou responsables communaux quant à l’ouverture du processus de planification aux citoyens, dans la mesure où ils doivent rendre des comptes en cas de non-réalisation des actions prévues. Des directeurs d’école, des enseignants ou encore des chefs de Zone d’administration pédagogique (ZAP) ont fait part de limites à respecter en matière de participation et d’engagement citoyens. Selon eux, les enseignants ne doivent pas être jugés sur leur pédagogie, ni l’administration critiquée pour les choix des maîtres communautaires (ou FRAM) à recruter ; et tout ce qui exige une compétence technique particulière ne doit pas être ouvert au public – comme la pédagogie, les programmes scolaires ou encore le recrutement des enseignants. Selon l’enquête menée, l’implication de la commune – même si elle est encadrée par les lois de la décentralisation peut varier en fonction du contexte. C’est le cas pour ce qui relève de ses actions de communication : réunions mensuelles d’information des services techniques, visites directes sur le terrain, affichages, campagnes de mobilisation en faveur de la fiscalité locale, etc. L’ampleur de ces actions est souvent liée à la disponibilité des ressources financières et à l’importance accordée à la communication par le maire. Des facteurs positifs permettent d’améliorer les actions menées, comme la création d’un espace public pour les débats engageant les citoyens ; la prise en considération des enjeux locaux de l’éducation dans le budget communal ; et la mobilisation de ressources externes par l’entremise de la municipalité. Par ailleurs, la faiblesse du niveau de ressources à la disposition des communes a été maintes fois citée comme un facteur de blocage du développement local. Face à cette capacité d’action et d’investissement limitée, la confiance des citoyens et de la population envers les collectivités s’érode à mesure que les concertations ne se traduisent pas en résultats concrets. Par ailleurs, l’incertitude entourant l’arrivée des fonds dans les comptes des communes et des FEFFI interdit de connaître la date réelle de leur disponibilité. La plupart du temps, ces fonds n’arrivent pas au moment propice ou planifié pour les actions et la commune doit gérer la déception des citoyens, surtout lorsqu’elle a déjà engagé et mobilisé leurs apports propres (en argent ou en nature, selon une logique individuelle ou communautaire). Enfin, l’étude démontre l’importance de la qualité de l’accompagnement comme facteur de succès. Les encadrants doivent répondre aux critères suivants : maîtrise des concepts et des outils relatifs aux rôles et responsabilités des différents organes communaux ainsi que des enjeux de la décentralisation ; aptitudes et comportements relationnels pour concevoir et animer des processus de mobilisation citoyenne ; bonne connaissance du milieu et des dynamiques d’acteurs ; capacité d’analyse de l’économie politique des col- lectivités territoriales ; et aptitude à mobiliser des relais au sein des organes communaux qui engrangent les bonnes pratiques et peuvent devenir des « champions du changement ». Les auteurs mettent en garde contre une réalisation trop rapide de nouvelles infrastructures, au détriment de la décentralisation et concertation ; ainsi que contre la généralisation de l’approche communautaire (en lien avec la déconcentration), au détriment de la décentralisation. L’ouvrage se conclut par une liste de recommandations visant à renforcer le rôle et l’effectivité des SLC, parmi lesquelles : intensifier la communication autour des mécanismes de transparence et de redevabilité véhiculés par le projet ; améliorer la mobilisation des ressources au niveau de la commune ; renforcer les liens et les connexions entre les SLC (niveau communal) et les FEFFI (niveau des écoles), ainsi que les interactions entre les collectivités et les services déconcentrés ; renforcer la remontée d’informations vers le niveau stratégique national ; et consolider les diverses expériences des OSC dans ce domaine. |
Numéro du document : |
PMB Droit/010 |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Indicateur Bibliographique : |
B |
Bull1 (Theme principale) : |
SOCIOLOGIE |
Bull2 (Theme secondaire) : |
SOCIOLOGIE DE L'EDUCATION |
Politique ouverte : structures locales de concertation dans les municipalités de Sahanivotry et Masindray, Madagasikara : Etude de cas pour le projet de recherche de l'IIPE-UNESCO "gouvernement ouvert dans l'éducation, retours d'expérience" [texte imprimé] / Harilanto Ravelomanatsoa, Auteur ; Rajaonarivo Andrianarivelo, Auteur . - UNESCO, 2021 . - 123 p. ISBN : 978-2-9578358-0-5 PMB Droit /10 Langues : Français ( fre)
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
|
Mots-clés : |
MADAGASIKARA DECENTRALISATION SYSTEME EDUCATIF PROJETS GESTION PARTICIPATIVE AU NIVEAU DES ECOLES (FEFFI) |
Index. décimale : |
371 Les écoles et leurs activités, enseignement spécialisé, éducation spéciale |
Résumé : |
Cette étude porte les structures locales de concertation (SLC) mises en place à Madagasikara au niveau des communes dans le but de favoriser l’appropriation des actions et des résultats, de responsabiliser chacun, et de garantir la durabilité des acquis. Chaque SLC est composée de représentants de « collèges » : les dirigeants de la commune, le conseil municipal, les services techniques déconcentrés, les opérateurs éco- nomiques, les organisations de la société civile (OSC), les notables et les chefs traditionnels, les partis et organisations politiques locaux, les associations de femmes, les associations de jeunes et de groupes vulnérables, et les organes de concertation existants (FEFFI2, etc.). Les entretiens réalisés auprès de 224 personnes au sein des municipalités de Sahanivotry et de Masindray ont permis de mettre en évidence les craintes de certains élus ou responsables communaux quant à l’ouverture du processus de planification aux citoyens, dans la mesure où ils doivent rendre des comptes en cas de non-réalisation des actions prévues. Des directeurs d’école, des enseignants ou encore des chefs de Zone d’administration pédagogique (ZAP) ont fait part de limites à respecter en matière de participation et d’engagement citoyens. Selon eux, les enseignants ne doivent pas être jugés sur leur pédagogie, ni l’administration critiquée pour les choix des maîtres communautaires (ou FRAM) à recruter ; et tout ce qui exige une compétence technique particulière ne doit pas être ouvert au public – comme la pédagogie, les programmes scolaires ou encore le recrutement des enseignants. Selon l’enquête menée, l’implication de la commune – même si elle est encadrée par les lois de la décentralisation peut varier en fonction du contexte. C’est le cas pour ce qui relève de ses actions de communication : réunions mensuelles d’information des services techniques, visites directes sur le terrain, affichages, campagnes de mobilisation en faveur de la fiscalité locale, etc. L’ampleur de ces actions est souvent liée à la disponibilité des ressources financières et à l’importance accordée à la communication par le maire. Des facteurs positifs permettent d’améliorer les actions menées, comme la création d’un espace public pour les débats engageant les citoyens ; la prise en considération des enjeux locaux de l’éducation dans le budget communal ; et la mobilisation de ressources externes par l’entremise de la municipalité. Par ailleurs, la faiblesse du niveau de ressources à la disposition des communes a été maintes fois citée comme un facteur de blocage du développement local. Face à cette capacité d’action et d’investissement limitée, la confiance des citoyens et de la population envers les collectivités s’érode à mesure que les concertations ne se traduisent pas en résultats concrets. Par ailleurs, l’incertitude entourant l’arrivée des fonds dans les comptes des communes et des FEFFI interdit de connaître la date réelle de leur disponibilité. La plupart du temps, ces fonds n’arrivent pas au moment propice ou planifié pour les actions et la commune doit gérer la déception des citoyens, surtout lorsqu’elle a déjà engagé et mobilisé leurs apports propres (en argent ou en nature, selon une logique individuelle ou communautaire). Enfin, l’étude démontre l’importance de la qualité de l’accompagnement comme facteur de succès. Les encadrants doivent répondre aux critères suivants : maîtrise des concepts et des outils relatifs aux rôles et responsabilités des différents organes communaux ainsi que des enjeux de la décentralisation ; aptitudes et comportements relationnels pour concevoir et animer des processus de mobilisation citoyenne ; bonne connaissance du milieu et des dynamiques d’acteurs ; capacité d’analyse de l’économie politique des col- lectivités territoriales ; et aptitude à mobiliser des relais au sein des organes communaux qui engrangent les bonnes pratiques et peuvent devenir des « champions du changement ». Les auteurs mettent en garde contre une réalisation trop rapide de nouvelles infrastructures, au détriment de la décentralisation et concertation ; ainsi que contre la généralisation de l’approche communautaire (en lien avec la déconcentration), au détriment de la décentralisation. L’ouvrage se conclut par une liste de recommandations visant à renforcer le rôle et l’effectivité des SLC, parmi lesquelles : intensifier la communication autour des mécanismes de transparence et de redevabilité véhiculés par le projet ; améliorer la mobilisation des ressources au niveau de la commune ; renforcer les liens et les connexions entre les SLC (niveau communal) et les FEFFI (niveau des écoles), ainsi que les interactions entre les collectivités et les services déconcentrés ; renforcer la remontée d’informations vers le niveau stratégique national ; et consolider les diverses expériences des OSC dans ce domaine. |
Numéro du document : |
PMB Droit/010 |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Indicateur Bibliographique : |
B |
Bull1 (Theme principale) : |
SOCIOLOGIE |
Bull2 (Theme secondaire) : |
SOCIOLOGIE DE L'EDUCATION |
|  |