Titre : |
L'évaluation des entreprises : Méthodes et études de cas |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Georges Legros, Auteur |
Editeur : |
DUNOD |
Année de publication : |
2015 |
Importance : |
264 p. |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-10-074125-0 |
Note générale : |
Economie e-book/12 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
|
Mots-clés : |
ENTREPRISE GESTION EVALUATION |
Index. décimale : |
650 Gestion de l'entreprise et services annexes : classer ici les affaires |
Résumé : |
Évaluer l’entreprise est au coeur de la finance. Les contextes d’évaluation de l’entreprise sont nombreux : projet de cession de l’entité, augmentation du capital, fusion, offre publique d’achat ou
d’échange, apport partiel d’actif, opération de type leverage buy out.
La confrontation, les antagonismes, la dualité constituent les terrains privilégiés de l’évaluateur. Une partie souhaite évaluer au plus haut (le cédant), l’autre souhaite évaluer au plus bas (le
cessionnaire). L’évaluateur doit trouver le point d’équilibre, tant en fonction des techniques financières que du rapport de forces ressenti. Une certaine empathie est nécessaire pour faire converger les points de vue. La valeur de l’entreprise n’existe pas pour le professionnel. Seul le prix importe, et celui-ci n’existe qu’en cas de transaction. L’objectif de l’évaluateur est l’aboutissement. Une évaluation
est bonne pour autant que l’opération se réalise, que la propriété de l’actif soit transférée. L’acheteur considère que le prix est fonction des profits futurs : l’entreprise vaut par ce qu’elle est susceptible de rapporter. Sa vision est utilitariste : « l’actif vaut par ce que je peux en attendre, par l’intérêt que j’y associe ».
Nous observons que le prix est fonction certes de la chose à évaluer, mais aussi de la position de l’évaluateur. Une entreprise vaut par l’usage que nous pouvons en faire ; nos propres qualités
sont en jeu. Cependant l’acheteur ne souhaite payer qu’une partie de ce futur : la partie issue de la notoriété acquise, des efforts consentis par le passé, et non les fruits de ses nouvelles initiatives. Les flux
futurs sont la conséquence des inerties, de la bonne renommée, des positions acquises, d’une part, mais aussi de l’énergie des nouvelles équipes, d’autre part. Le vendeur souhaite valoriser au mieux le passé de l’entreprise comme l’artisan d’un futur anticipé.
En valorisant une entreprise nous posons qu’aujourd’hui le cessionnaire doit payer les profits futurs induits par le passé, et non tous les profits futurs. L’exercice est délicat. Personne ne maîtrise
l’avenir et la finance n’est pas une science divinatoire. L’évaluateur doit être un excellent communicant pour faire passer un double message. Un premier auprès de l’acheteur selon lequel il paie peu compte tenu des profits futurs dus à la notoriété acquise, un second auprès du vendeur selon lequel on lui paie aujourd’hui une partie des efforts futurs de l’acheteur. En somme l’acheteur veut s’accaparer le passé du vendeur et le vendeur l’avenir de l’acheteur. Évaluer n’est pas sans une certaine duplicité, sans quelques manigances. Évaluer l’entreprise est un pari. Le professionnel doit convaincre du bien-fondé de sa vision de l’avenir et de son démembrement des flux futurs. Chacun oeuvre dans le sens de ses intérêts, et l’intérêt de l’évaluateur est de faire aboutir la transaction, d’obtenir l’accord des parties.
Le bon raisonnement en finance est celui qui va dans le sens de nos intérêts. Il s’agit de valoriser l’entreprise au regard de sa capacité à surmonter les défis futurs et d’en tirer profit. Cette deuxième édition intègre les évolutions de la discipline au regard des débats théoriques et des pratiques professionnelles. Les méthodes par actualisation des flux de trésorerie prévisionnels et par application des multiples ont été privilégiées pour tenir compte de leur utilisation systématique dans de nombreux contextes : fusions, recommandations boursières, rachat par des holdings et autres.
L’évaluation d’une entreprise s’accompagne d’un diagnostic financier préalable orienté vers la capacité de l’entité à créer de la valeur. Cette dimension a été intégrée dans cette deuxième édition,
qui propose en outre, une méthodologie de diagnostic financier mettant l’accent sur les leviers de la création de valeur. Cette démarche permet de mieux rendre compte de toute l’ampleur d’une
mission d’évaluation. L’évaluation d’une entreprise ne pouvant être menée indépendamment des parties prenantes et de leurs objectifs, nous présentons maintenant de nombreux contextes d’évaluation. |
Numéro du document : |
Economie e-book/12 |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Indicateur Bibliographique : |
B |
Bull1 (Theme principale) : |
GESTION |
Bull2 (Theme secondaire) : |
FINANCES ET COMPTABILITE |
En ligne : |
https://drive.google.com/file/d/1JbHQk7KDXmKgPC16NEJfHWXmJJlCcPwd/view |
L'évaluation des entreprises : Méthodes et études de cas [texte imprimé] / Georges Legros, Auteur . - DUNOD, 2015 . - 264 p. ISBN : 978-2-10-074125-0 Economie e-book/12 Langues : Français ( fre)
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
|
Mots-clés : |
ENTREPRISE GESTION EVALUATION |
Index. décimale : |
650 Gestion de l'entreprise et services annexes : classer ici les affaires |
Résumé : |
Évaluer l’entreprise est au coeur de la finance. Les contextes d’évaluation de l’entreprise sont nombreux : projet de cession de l’entité, augmentation du capital, fusion, offre publique d’achat ou
d’échange, apport partiel d’actif, opération de type leverage buy out.
La confrontation, les antagonismes, la dualité constituent les terrains privilégiés de l’évaluateur. Une partie souhaite évaluer au plus haut (le cédant), l’autre souhaite évaluer au plus bas (le
cessionnaire). L’évaluateur doit trouver le point d’équilibre, tant en fonction des techniques financières que du rapport de forces ressenti. Une certaine empathie est nécessaire pour faire converger les points de vue. La valeur de l’entreprise n’existe pas pour le professionnel. Seul le prix importe, et celui-ci n’existe qu’en cas de transaction. L’objectif de l’évaluateur est l’aboutissement. Une évaluation
est bonne pour autant que l’opération se réalise, que la propriété de l’actif soit transférée. L’acheteur considère que le prix est fonction des profits futurs : l’entreprise vaut par ce qu’elle est susceptible de rapporter. Sa vision est utilitariste : « l’actif vaut par ce que je peux en attendre, par l’intérêt que j’y associe ».
Nous observons que le prix est fonction certes de la chose à évaluer, mais aussi de la position de l’évaluateur. Une entreprise vaut par l’usage que nous pouvons en faire ; nos propres qualités
sont en jeu. Cependant l’acheteur ne souhaite payer qu’une partie de ce futur : la partie issue de la notoriété acquise, des efforts consentis par le passé, et non les fruits de ses nouvelles initiatives. Les flux
futurs sont la conséquence des inerties, de la bonne renommée, des positions acquises, d’une part, mais aussi de l’énergie des nouvelles équipes, d’autre part. Le vendeur souhaite valoriser au mieux le passé de l’entreprise comme l’artisan d’un futur anticipé.
En valorisant une entreprise nous posons qu’aujourd’hui le cessionnaire doit payer les profits futurs induits par le passé, et non tous les profits futurs. L’exercice est délicat. Personne ne maîtrise
l’avenir et la finance n’est pas une science divinatoire. L’évaluateur doit être un excellent communicant pour faire passer un double message. Un premier auprès de l’acheteur selon lequel il paie peu compte tenu des profits futurs dus à la notoriété acquise, un second auprès du vendeur selon lequel on lui paie aujourd’hui une partie des efforts futurs de l’acheteur. En somme l’acheteur veut s’accaparer le passé du vendeur et le vendeur l’avenir de l’acheteur. Évaluer n’est pas sans une certaine duplicité, sans quelques manigances. Évaluer l’entreprise est un pari. Le professionnel doit convaincre du bien-fondé de sa vision de l’avenir et de son démembrement des flux futurs. Chacun oeuvre dans le sens de ses intérêts, et l’intérêt de l’évaluateur est de faire aboutir la transaction, d’obtenir l’accord des parties.
Le bon raisonnement en finance est celui qui va dans le sens de nos intérêts. Il s’agit de valoriser l’entreprise au regard de sa capacité à surmonter les défis futurs et d’en tirer profit. Cette deuxième édition intègre les évolutions de la discipline au regard des débats théoriques et des pratiques professionnelles. Les méthodes par actualisation des flux de trésorerie prévisionnels et par application des multiples ont été privilégiées pour tenir compte de leur utilisation systématique dans de nombreux contextes : fusions, recommandations boursières, rachat par des holdings et autres.
L’évaluation d’une entreprise s’accompagne d’un diagnostic financier préalable orienté vers la capacité de l’entité à créer de la valeur. Cette dimension a été intégrée dans cette deuxième édition,
qui propose en outre, une méthodologie de diagnostic financier mettant l’accent sur les leviers de la création de valeur. Cette démarche permet de mieux rendre compte de toute l’ampleur d’une
mission d’évaluation. L’évaluation d’une entreprise ne pouvant être menée indépendamment des parties prenantes et de leurs objectifs, nous présentons maintenant de nombreux contextes d’évaluation. |
Numéro du document : |
Economie e-book/12 |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Indicateur Bibliographique : |
B |
Bull1 (Theme principale) : |
GESTION |
Bull2 (Theme secondaire) : |
FINANCES ET COMPTABILITE |
En ligne : |
https://drive.google.com/file/d/1JbHQk7KDXmKgPC16NEJfHWXmJJlCcPwd/view |
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