| Titre : |
Préférence culturelle pour les fils et déficit de filles en Chine : un lien complexe : *** |
| Auteurs : |
Attané, Isabelle, |
| Editeur : |
INED |
| Année de publication : |
[s.d.] |
| Importance : |
20 p. |
| Note générale : |
PROBLEMES SOCIAUX - DESEQUILIBRE SOCIAL |
| Mots-clés : |
CHINE MASCULINITE DES NAISSANCES GENRE PREFERENCES COLLECTIVES CULTURE MORTALITE DISCRIMINATION SEXUELLE DEMOGRAPHIE |
| Résumé : |
Depuis vingt-cinq ans, la Chine enregistre un déficit féminin croissant, en particulier aux jeunes âges. Cette évolution est considérée comme la conséquence directe de la baisse de la fécondité dans un contexte de préférence culturelle pour les fils, alors que les techniques de sélection prénatale du sexe se développent : les couples acceptent désormais de réduire leur descendance, mais refusent de renoncer à un fils. Aussi mettent-ils en oeuvre diverses stratégies (avortements sélectifs selon le sexe, traitements discriminatoires des petites filles dans l'accès aux soins de santé à l'origine de leur surmortalité), plus ou moins conscientes, destinées à garantir leur descendance masculine (Banister, 2004 - Li et Zhu, 2001 - Mo Lixia, 2005). Pourtant, dans le contexte actuel de modernisation économique, les facteurs strictement culturels de la préférence pour les fils (culte des ancêtres, perpétuation de la lignée familiale, piété filiale, etc.) sont manifestement en perte de vitesse. En outre, dans les régions urbaines en particulier, aucun des motifs habituellement avancés pour expliquer le refus des couples de renoncer à un fils, et qui sont par ailleurs encore largement valides dans les régions rurales
(absence d'un système de retraite, transmission de la terre, patrilocalité du mariage), n'est en effet, a priori, susceptible d'agir sur les couples citadins. Aussi devient-il de plus en plus malaisé d'expliquer que le rapport de masculinité des naissances et la mortalité infantile des filles, eu égard à celle des garçons, continuent de se détériorer.
La transmission des valeurs traditionnelles, en l'occurrence la préférence pour les fils s'opère donc de manière paradoxale. La société chinoise évolue, l'économie se libéralise - pourtant, le maintien de la femme dans un statut social secondaire - trait fondamental de la société traditionnelle - constitue le premier facteur des discriminations dont elles sont victimes sur le plan démographique. L'objectif de cette communication sera de mettre en évidence les paradoxes de la permanence de ce trait de la culture traditionnelle qu'est la préférence pour les fils dans un contexte de modernisation économique et sociale, d'en analyser les manifestations démographiques et d'en rechercher les déterminants - - - |
| Note de contenu : |
- - - - - - |
| Numéro du document : |
14B |
| Niveau Bibliographique : |
1 |
| Bull1 (Theme principale) : |
PROBLEMES SOCIAUX - DESEQUILIBRE SOCIAL |
Préférence culturelle pour les fils et déficit de filles en Chine : un lien complexe : *** [] / Attané, Isabelle, . - INED, [s.d.] . - 20 p. PROBLEMES SOCIAUX - DESEQUILIBRE SOCIAL
| Mots-clés : |
CHINE MASCULINITE DES NAISSANCES GENRE PREFERENCES COLLECTIVES CULTURE MORTALITE DISCRIMINATION SEXUELLE DEMOGRAPHIE |
| Résumé : |
Depuis vingt-cinq ans, la Chine enregistre un déficit féminin croissant, en particulier aux jeunes âges. Cette évolution est considérée comme la conséquence directe de la baisse de la fécondité dans un contexte de préférence culturelle pour les fils, alors que les techniques de sélection prénatale du sexe se développent : les couples acceptent désormais de réduire leur descendance, mais refusent de renoncer à un fils. Aussi mettent-ils en oeuvre diverses stratégies (avortements sélectifs selon le sexe, traitements discriminatoires des petites filles dans l'accès aux soins de santé à l'origine de leur surmortalité), plus ou moins conscientes, destinées à garantir leur descendance masculine (Banister, 2004 - Li et Zhu, 2001 - Mo Lixia, 2005). Pourtant, dans le contexte actuel de modernisation économique, les facteurs strictement culturels de la préférence pour les fils (culte des ancêtres, perpétuation de la lignée familiale, piété filiale, etc.) sont manifestement en perte de vitesse. En outre, dans les régions urbaines en particulier, aucun des motifs habituellement avancés pour expliquer le refus des couples de renoncer à un fils, et qui sont par ailleurs encore largement valides dans les régions rurales
(absence d'un système de retraite, transmission de la terre, patrilocalité du mariage), n'est en effet, a priori, susceptible d'agir sur les couples citadins. Aussi devient-il de plus en plus malaisé d'expliquer que le rapport de masculinité des naissances et la mortalité infantile des filles, eu égard à celle des garçons, continuent de se détériorer.
La transmission des valeurs traditionnelles, en l'occurrence la préférence pour les fils s'opère donc de manière paradoxale. La société chinoise évolue, l'économie se libéralise - pourtant, le maintien de la femme dans un statut social secondaire - trait fondamental de la société traditionnelle - constitue le premier facteur des discriminations dont elles sont victimes sur le plan démographique. L'objectif de cette communication sera de mettre en évidence les paradoxes de la permanence de ce trait de la culture traditionnelle qu'est la préférence pour les fils dans un contexte de modernisation économique et sociale, d'en analyser les manifestations démographiques et d'en rechercher les déterminants - - - |
| Note de contenu : |
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| Numéro du document : |
14B |
| Niveau Bibliographique : |
1 |
| Bull1 (Theme principale) : |
PROBLEMES SOCIAUX - DESEQUILIBRE SOCIAL |
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