Titre : |
Le mythe des femmes au pouvoir, arme de l'antiféminisme à Madagascar |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Mireille Rabenoro, |
Editeur : |
VMF |
Année de publication : |
2012 |
Importance : |
75-95 |
Note générale : |
CULTURE |
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
|
Mots-clés : |
MADAGASIKARA ANTIFEMINISME ROLE SEXUES SEXISME EGALITE DE SEXES SUPERSTITIONS POUVOIR SOCIAL FEMME |
Résumé : |
L'expérience de nombreux pays a montré que l'établissement de quotas en faveur des femmes dans la répartition des postes de prise de décision est le moyen le plus rapide, le plus efficace, de faire avancer l'égalité entre les sexes. À Madagascar, il s'est heurté jusqu'ici à un antiféminisme non structuré, rarement explicite, mais favorisé par des comportement sociaux que l'on pourrait qualifier d'unanimistes, qui consistent à refuser la mise en exergue d'un groupe par rapport à un autre et ce, malgré la persistance de clivages dont la division de la société en castes est la plus flagrante. L'accès des femmes aux postes de décision en d'autres termes, au pouvoir visible, public se heurte également à la coutume, qui est invoquée surtout par les hommes déjà au pouvoir, qui refusent de le partager avec les femmes, et a fortiori de le perdre au profit des femmes.- Le fait que cinq femmes ont régné à Madagascar au XIXe siècle est souvent mentionné pour nier la pertinence de la lutte pour l'égalité de genre. C'est faire abstraction de l'ascension des hommes politiques roturiers durant cette période, et surtout des influences occidentales imposées durant la colonisation (1896-1960), autant de facteurs qui ont profondément modifié les structures et les modes d'accès au pouvoir. Le bouleversement dans les mentalités est tel qu'aujourd'hui il est considéré comme normal et traditionnel qu'à la fois la réalité et l'apparence du pouvoir soient l'apanage des hommes. |
Numéro du document : |
15N |
Niveau Bibliographique : |
4 |
Bull1 (Theme principale) : |
CULTURE |
Le mythe des femmes au pouvoir, arme de l'antiféminisme à Madagascar [texte imprimé] / Mireille Rabenoro, . - VMF, 2012 . - 75-95. CULTURE
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
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Mots-clés : |
MADAGASIKARA ANTIFEMINISME ROLE SEXUES SEXISME EGALITE DE SEXES SUPERSTITIONS POUVOIR SOCIAL FEMME |
Résumé : |
L'expérience de nombreux pays a montré que l'établissement de quotas en faveur des femmes dans la répartition des postes de prise de décision est le moyen le plus rapide, le plus efficace, de faire avancer l'égalité entre les sexes. À Madagascar, il s'est heurté jusqu'ici à un antiféminisme non structuré, rarement explicite, mais favorisé par des comportement sociaux que l'on pourrait qualifier d'unanimistes, qui consistent à refuser la mise en exergue d'un groupe par rapport à un autre et ce, malgré la persistance de clivages dont la division de la société en castes est la plus flagrante. L'accès des femmes aux postes de décision en d'autres termes, au pouvoir visible, public se heurte également à la coutume, qui est invoquée surtout par les hommes déjà au pouvoir, qui refusent de le partager avec les femmes, et a fortiori de le perdre au profit des femmes.- Le fait que cinq femmes ont régné à Madagascar au XIXe siècle est souvent mentionné pour nier la pertinence de la lutte pour l'égalité de genre. C'est faire abstraction de l'ascension des hommes politiques roturiers durant cette période, et surtout des influences occidentales imposées durant la colonisation (1896-1960), autant de facteurs qui ont profondément modifié les structures et les modes d'accès au pouvoir. Le bouleversement dans les mentalités est tel qu'aujourd'hui il est considéré comme normal et traditionnel qu'à la fois la réalité et l'apparence du pouvoir soient l'apanage des hommes. |
Numéro du document : |
15N |
Niveau Bibliographique : |
4 |
Bull1 (Theme principale) : |
CULTURE |
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