| Titre : |
Document de politique industrielle de Madagascar 2014 |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
MIDSPPME. Ministère de l'Industrie et du Développement du Secteur Privé et des Petites et Moyennes Entreprises. Antananarivo. MG |
| Editeur : |
MIDSPPME |
| Année de publication : |
2014 |
| Importance : |
50 p |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
MADAGASIKARA BENCHMARKING INTERNATIONAL ECONOMIE NATIONALE IMPORTATION ET EXPORTATION INVESTISSEMENT DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL POLITIQUE INDUSTRIELLE |
| Résumé : |
« Doter Madagasikara d'un tissu industriel dynamique et compétitif, moteur du développement économique et durable de Madagasikara »Telle est la Vision adoptée et partagée de l'industrie Malagasy pour qu'elle puisse jouer son rôle de moteur du développement du pays et conduire à la transformation de sa structure économique.
À l'heure où Madagasikara s'apprête à entrer dans une nouvelle ère de son histoire politique, son plus grand défi reste le développement économique et l' amélioration de la qualité de vie de ses citoyens pour sortir de la pauvreté. C'est dans ce sens que Madagasikara envisage de mettre en place une Politique Industrielle avec la
participation et la collaboration de tous les acteurs concernés, le secteur public, le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers.
Etat des lieux du secteur industriel: Le diagnostic du secteur industriel Malagasy a été réalisé en utilisant le modèle «Systemic competitiveness» selon Esser et Al. (1996) qui analyse la compétitivité du secteur à quatre niveaux. Il a été ainsi confirmé ce qui suit: Une absence de vision commune de développement associée à une faiblesse de la culture entrepreneuriale, à l'aversion du risque et du changement au niveau méta, autant de raisons qui justifient l'insuffisance de culture industrielle Malagasy- malgré des avancées notables, des politiques macroéconomiques encore non adaptées pour la promotion et le développement du secteur industriel, un régime fiscal non incitatif pour l'industrie locale, une absence de concertation entre les différents acteurs, une insuffisance du contrôle au niveau Douanes/GasyNet qui ne permet pas une concurrence saine et normale. En dépit des différentes réformes réalisées, on a encore constaté une faiblesse de l'environnement immédiat (méso) du secteur industriel ainsi qu'une dégradation poussée des infrastructures dont il a besoin pour se développer : (i) la Structure institutionnelle en charge de l'industrie, la Direction Générale du Développement de I'industrie (DGDI) au sein du MIDSPP, n'a pas les moyens de ses ambitions- (ii) les problèmes de la JIRAMA ne lui ont permis ni de faciliter l'accès à l'électricité et à l'eau, ni de satisfaire les industriels en quantité (gros besoins énergétiques du secteur), qualité, prix - (iii) l'utilisation des Technologies, R
D et Innovation est encore faible mais pour renforcer ses acquis, l'Etat, en collaboration de tous les acteurs concernés, va mettre en ouvre la « Politique et Stratégie nationale d'innovation et de propriété intellectuelle de Madagasikara 2014 - 2017 » .(iv) les Centres de recherche pour les R
D et Innovation souffrent de l'insuffisance de moyens financiers et humains, entraînant une faible productivité du secteur industriel et la faible réactivité des industriels Malagasy face à la concurrence des produits importés mais la « Stratégie Nationale de la Recherche Scientifique à Madagasikara » est en cours de mise en ouvre depuis 2013- (v) malgré l'existence des structures en charge des normes et qualité (BNM.), les moyens et ressources font défaut et un appui conséquent pour le renforcement des capacités des PMIs est primordial -(vi) malgré l'existence actuelle de formation professionnelle / professionnalisante, il reste encore beaucoup à faire pour développer le capital humain local à devenir la base du développement industriel indispensable au développement du secteur industriel. (vii) les principaux problèmes du financement du secteur industrie sont la difficulté d'accès aux crédits, le coût très élevé du crédit, surtout pour les PMIs, et l'absence de banque de développement pour qu'il puisse jouer son rôle de moteur de l'économie.(viii) le secteur des Télécommunications est un des secteurs qui s'est bien développé malgré la crise (amélioration de la couverture du territoire national, câbles sous-marins.) pour appuyer le secteur industriel et il lui reste à finaliser les textes relatifs à son cadre juridique (ix) il n'existe pas de Zones industrielles viabilisées (avec eau, électricité, télécommunications, voies de dessertes) par l'Etat qui doit chercher un partenariat public privé avec des investisseurs potentiels. (x) les appuis aux réformes institutionnelles approfondies du secteur des transports ( par terre, par mer et par air2) et les avancées au début des années 2000 ont été arrêtées par la crise de 2009, entraînant, après cinq ans, une dégradation générale des infrastructures et de la vétusté des matériels, ne permettant pas ainsi au
secteur d'accompagner le développement de l'industrie - Au niveau micro, les principaux défis au développement du secteur industriel sont notamment (i) la nécessité absolue de sécuriser l'approvisionnement des matières premières locales en qualité, en quantité, en prix et en délais de livraison - (ii) la nécessité de sécuriser l'approvisionnement des matières premières
défaillantes ou inexistantes et des intrants inexistants par l'importation qui est pénalisée par les délais, les taxes et les procédures de dédouanement- (ii) les besoins de renouvellement partiel du parc industriel pour les matériels de production vétustes- (iii) l'insuffisance de marketing des industriels et leur faible faculté
d'adaptation face à la concurrence 'déloyale des produits importés (MU, Asie du sud est .). L'analyse des performances des 18 branches du secteur industriel Malagasy basée sur les taux de croissance annuel moyen composé et le poids moyen des branches à la formation du PIB industriel de 1985 à 2012, a permis de les classer en trois familles comme suit : (i) les Industries en croissance soutenue (Industries alimentaires et boissons) qui avec quelques appuis (normes) pourront satisfaire le marché domestique et continuer à s'orienter à fond à l'export à court terme - (ii) les Industries à fortes potentialités (Industries du bois, Matériaux de construction et Métalliques) qui avec des appuis et renforcements de capacité pourront continuer à couvrir le marché local national et s'orienter à fond à l'export vers les marchés régionaux à moyen terme - et (iii) les Industries à faible compétitivité Agro-industries, Industries du tabac, Corps gras, Industries électriques, Transports, Papiers et dérivés, Industries pharmaceutiques, Industries du cuir, Industries textiles hors ZF et autres industries) qui avec seulement des appuis conséquents pour améliorer
leur faible productivité (matériels vétustes) et compétitivité pourront devenir concurrentiels sur le marché local national et à terme, s'orienter à fond à l'export vers les marchés régionaux.Pour le cas du Secteur de la Zone Franche Malagasy (ZF), ce secteur a encore beaucoup d'avenir en matière de confection/ textile (voir le cas du Bangladesh et les opportunités de l'AGOA) et avec une diversification vers des secteurs à plus haute valeur ajoutée. Benchmarking international : Pour mieux identifier les meilleures pratiques mondiales applicables au cas de Madagascar, on a utilisé la méthode Cadre d'Identification et de Facilitation de la Croissance, fondée sur la théorie de la Nouvelle Économie Structurelle. Cette approche vise à (i) identifier les pays dont les expériences en développement industriel sont pertinentes pour le cas de Madagascar et (ii) cibler les secteurs porteurs d'avantages comparatifs latents afin de pouvoir orienter la politique industrielle de Madagascar. C'est ainsi qu'on a réalisé un benchmarking avec quatre pays, la Corée du Sud, l'Indonésie, le Bangladesh et le Costa Rica, dont les leçons à tirer pour promouvoir et développer l'industrie Malagasy sont: (i) les expériences réussies de la Corée du Sud en matière d'État développementiste fort et de remontée, étape par étape, de filières technologiques (sidérurgie - construction navale - automobile - électronique) pour la transformation de son économie - (ii) l'exemple réussie de l'Indonésie pour son développement technologique à travers le transfert de technologie, l'amélioration de la qualité de la main d'oeuvre et une Politique publique en Sciences et Technologies au service du développement industriel - (iii) les expériences réussies du Bengladesh pour le développement continu et soutenu de ses industries de confection/ prêt-à-porter - et (vi) les expériences du Costa Rica en matière de Board of Investment réussi. Modèle de développement et Orientations politiques
Sur la base des résultats de l'analyse de l'existant et du benchmarking précitée, le modèle proposé pour le développement industriel de Madagascar est le Modèle IE Dynamique Il est basé sur des valeurs fondamentales, comme la bonne gouvernance, la redevabilité, et a comme objectif de fournir un appui logique
pour justifier la Politique Industrielle proposée pour Madagascar ainsi que la planification et l'allocation des ressources, dans le processus de sa mise en oeuvre- Conformément à ce modèle, les Orientations de la Politique Industrielle proposées sont ainsi de: mettre en place des mesures prioritaires d'appuis à court terme pour la relance immédiate du secteur industriel après la crise politique de cinq ans que Madagascar a traversé - assurer l'effectivité d'une bonne gouvernance économique, pierre angulaire pour la mise en oeuvre effective et réussie de la présente Politique Industrielle - pour assurer la transformation structurelle attendue de l'économie, les priorités consistent à: (i) améliorer l'environnement précité du secteur industriel, aussi bien au niveau méta que macro et méso, et ce pour que l'industrie évolue dans un environnement lui permettant de produire dans les meilleures conditions pour faire face à la concurrence aussi bien locale qu'internationale- et (ii) réaliser la mise
à niveau et le renforcement des industries existantes, affaiblies par la crise, à travers divers programmes appuyés par les PTFs - continuer le processus de l'industrialisation rurale et régionale- pour un développement durable et inclusif - inciter les exportations industrielles en continuant les appuis aux entreprises franches de la ZF et en instaurant des contrats d?exportation pour les entreprises industrielles du Droit Commun - initier et réaliser un Programme de pilotage proactif de la transformation de notre industrie vers une industrie technologique à plus haute valeur ajoutée, programme de longue haleine - réaliser et réussir la mise en ouvre de la Politique Industrielle à travers des institutions structurelles fortes tel l'EDBM renforcé, le Comité National du Développement de l'Industrie (CNDI) qui intègre tous les acteurs concernés dont l'Etat, le secteur privé et la société civile Malagasy. Mise en oeuvre réussie de la Politique Industrielle. Le grand défi est donc : «Comment gouverner le processus de développement industriel pour une croissance économique soutenue?». Il est ainsi proposé une stratégie de mise en ouvre qui repose sur trois piliers : 1) la
Vision concertée et partagée pour le développement économique du pays via le développement industriel et la capacité managériale des décideurs- 2) les instruments politiques dont le « Code de l'Industrie » et les moyens financiers et humains pour mettre en ouvre les divers programmes et plans d'action qui en découlent
et 3) le design institutionnel ainsi que les structures y afférentes dont le renforcement de l'EDBM et la mise en place du Comité National pour le Développement de l'Industrie ou CNDI qui sera un Organe tripartite de réflexion et d'action composé des acteurs du secteur public, du secteur privé et de la société civile. En conclusion, il est aussi important de souligner que la Politique Industrielle, en tant que Politique publique, est un ensemble d'actions publiques sur les appareils productifs dont l'objectif est de pallier à la défaillance du marché, en vue de transformer la structure de l'économie, et de développer le tissu industriel de Madagascar. Ainsi, la politique industrielle n'est pas le domaine d'un seul Département ministériel et nécessite la collaboration étroite de tous les Départements étatiques (whole government approach) et du Secteur privé
ainsi qu'une bonne coordination et synergie avec les autres politiques sectorielles. Il est à signaler que les conditions de réussite de la mise en ouvre de cette Politique sont: l'existence d'un Etat developementiste fort et démocratique - (ii) un Ministère en charge de l'Industrie dynamique et performant, et qui sera le pilier de la bonne gouvernance du secteur industriel. |
| Numéro du document : |
19N |
| Niveau Bibliographique : |
1 |
| Bull1 (Theme principale) : |
SECTEUR DES ENTREPRISES PRODUCTRICES |
Document de politique industrielle de Madagascar 2014 [texte imprimé] / MIDSPPME. Ministère de l'Industrie et du Développement du Secteur Privé et des Petites et Moyennes Entreprises. Antananarivo. MG . - MIDSPPME, 2014 . - 50 p. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
MADAGASIKARA BENCHMARKING INTERNATIONAL ECONOMIE NATIONALE IMPORTATION ET EXPORTATION INVESTISSEMENT DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL POLITIQUE INDUSTRIELLE |
| Résumé : |
« Doter Madagasikara d'un tissu industriel dynamique et compétitif, moteur du développement économique et durable de Madagasikara »Telle est la Vision adoptée et partagée de l'industrie Malagasy pour qu'elle puisse jouer son rôle de moteur du développement du pays et conduire à la transformation de sa structure économique.
À l'heure où Madagasikara s'apprête à entrer dans une nouvelle ère de son histoire politique, son plus grand défi reste le développement économique et l' amélioration de la qualité de vie de ses citoyens pour sortir de la pauvreté. C'est dans ce sens que Madagasikara envisage de mettre en place une Politique Industrielle avec la
participation et la collaboration de tous les acteurs concernés, le secteur public, le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers.
Etat des lieux du secteur industriel: Le diagnostic du secteur industriel Malagasy a été réalisé en utilisant le modèle «Systemic competitiveness» selon Esser et Al. (1996) qui analyse la compétitivité du secteur à quatre niveaux. Il a été ainsi confirmé ce qui suit: Une absence de vision commune de développement associée à une faiblesse de la culture entrepreneuriale, à l'aversion du risque et du changement au niveau méta, autant de raisons qui justifient l'insuffisance de culture industrielle Malagasy- malgré des avancées notables, des politiques macroéconomiques encore non adaptées pour la promotion et le développement du secteur industriel, un régime fiscal non incitatif pour l'industrie locale, une absence de concertation entre les différents acteurs, une insuffisance du contrôle au niveau Douanes/GasyNet qui ne permet pas une concurrence saine et normale. En dépit des différentes réformes réalisées, on a encore constaté une faiblesse de l'environnement immédiat (méso) du secteur industriel ainsi qu'une dégradation poussée des infrastructures dont il a besoin pour se développer : (i) la Structure institutionnelle en charge de l'industrie, la Direction Générale du Développement de I'industrie (DGDI) au sein du MIDSPP, n'a pas les moyens de ses ambitions- (ii) les problèmes de la JIRAMA ne lui ont permis ni de faciliter l'accès à l'électricité et à l'eau, ni de satisfaire les industriels en quantité (gros besoins énergétiques du secteur), qualité, prix - (iii) l'utilisation des Technologies, R
D et Innovation est encore faible mais pour renforcer ses acquis, l'Etat, en collaboration de tous les acteurs concernés, va mettre en ouvre la « Politique et Stratégie nationale d'innovation et de propriété intellectuelle de Madagasikara 2014 - 2017 » .(iv) les Centres de recherche pour les R
D et Innovation souffrent de l'insuffisance de moyens financiers et humains, entraînant une faible productivité du secteur industriel et la faible réactivité des industriels Malagasy face à la concurrence des produits importés mais la « Stratégie Nationale de la Recherche Scientifique à Madagasikara » est en cours de mise en ouvre depuis 2013- (v) malgré l'existence des structures en charge des normes et qualité (BNM.), les moyens et ressources font défaut et un appui conséquent pour le renforcement des capacités des PMIs est primordial -(vi) malgré l'existence actuelle de formation professionnelle / professionnalisante, il reste encore beaucoup à faire pour développer le capital humain local à devenir la base du développement industriel indispensable au développement du secteur industriel. (vii) les principaux problèmes du financement du secteur industrie sont la difficulté d'accès aux crédits, le coût très élevé du crédit, surtout pour les PMIs, et l'absence de banque de développement pour qu'il puisse jouer son rôle de moteur de l'économie.(viii) le secteur des Télécommunications est un des secteurs qui s'est bien développé malgré la crise (amélioration de la couverture du territoire national, câbles sous-marins.) pour appuyer le secteur industriel et il lui reste à finaliser les textes relatifs à son cadre juridique (ix) il n'existe pas de Zones industrielles viabilisées (avec eau, électricité, télécommunications, voies de dessertes) par l'Etat qui doit chercher un partenariat public privé avec des investisseurs potentiels. (x) les appuis aux réformes institutionnelles approfondies du secteur des transports ( par terre, par mer et par air2) et les avancées au début des années 2000 ont été arrêtées par la crise de 2009, entraînant, après cinq ans, une dégradation générale des infrastructures et de la vétusté des matériels, ne permettant pas ainsi au
secteur d'accompagner le développement de l'industrie - Au niveau micro, les principaux défis au développement du secteur industriel sont notamment (i) la nécessité absolue de sécuriser l'approvisionnement des matières premières locales en qualité, en quantité, en prix et en délais de livraison - (ii) la nécessité de sécuriser l'approvisionnement des matières premières
défaillantes ou inexistantes et des intrants inexistants par l'importation qui est pénalisée par les délais, les taxes et les procédures de dédouanement- (ii) les besoins de renouvellement partiel du parc industriel pour les matériels de production vétustes- (iii) l'insuffisance de marketing des industriels et leur faible faculté
d'adaptation face à la concurrence 'déloyale des produits importés (MU, Asie du sud est .). L'analyse des performances des 18 branches du secteur industriel Malagasy basée sur les taux de croissance annuel moyen composé et le poids moyen des branches à la formation du PIB industriel de 1985 à 2012, a permis de les classer en trois familles comme suit : (i) les Industries en croissance soutenue (Industries alimentaires et boissons) qui avec quelques appuis (normes) pourront satisfaire le marché domestique et continuer à s'orienter à fond à l'export à court terme - (ii) les Industries à fortes potentialités (Industries du bois, Matériaux de construction et Métalliques) qui avec des appuis et renforcements de capacité pourront continuer à couvrir le marché local national et s'orienter à fond à l'export vers les marchés régionaux à moyen terme - et (iii) les Industries à faible compétitivité Agro-industries, Industries du tabac, Corps gras, Industries électriques, Transports, Papiers et dérivés, Industries pharmaceutiques, Industries du cuir, Industries textiles hors ZF et autres industries) qui avec seulement des appuis conséquents pour améliorer
leur faible productivité (matériels vétustes) et compétitivité pourront devenir concurrentiels sur le marché local national et à terme, s'orienter à fond à l'export vers les marchés régionaux.Pour le cas du Secteur de la Zone Franche Malagasy (ZF), ce secteur a encore beaucoup d'avenir en matière de confection/ textile (voir le cas du Bangladesh et les opportunités de l'AGOA) et avec une diversification vers des secteurs à plus haute valeur ajoutée. Benchmarking international : Pour mieux identifier les meilleures pratiques mondiales applicables au cas de Madagascar, on a utilisé la méthode Cadre d'Identification et de Facilitation de la Croissance, fondée sur la théorie de la Nouvelle Économie Structurelle. Cette approche vise à (i) identifier les pays dont les expériences en développement industriel sont pertinentes pour le cas de Madagascar et (ii) cibler les secteurs porteurs d'avantages comparatifs latents afin de pouvoir orienter la politique industrielle de Madagascar. C'est ainsi qu'on a réalisé un benchmarking avec quatre pays, la Corée du Sud, l'Indonésie, le Bangladesh et le Costa Rica, dont les leçons à tirer pour promouvoir et développer l'industrie Malagasy sont: (i) les expériences réussies de la Corée du Sud en matière d'État développementiste fort et de remontée, étape par étape, de filières technologiques (sidérurgie - construction navale - automobile - électronique) pour la transformation de son économie - (ii) l'exemple réussie de l'Indonésie pour son développement technologique à travers le transfert de technologie, l'amélioration de la qualité de la main d'oeuvre et une Politique publique en Sciences et Technologies au service du développement industriel - (iii) les expériences réussies du Bengladesh pour le développement continu et soutenu de ses industries de confection/ prêt-à-porter - et (vi) les expériences du Costa Rica en matière de Board of Investment réussi. Modèle de développement et Orientations politiques
Sur la base des résultats de l'analyse de l'existant et du benchmarking précitée, le modèle proposé pour le développement industriel de Madagascar est le Modèle IE Dynamique Il est basé sur des valeurs fondamentales, comme la bonne gouvernance, la redevabilité, et a comme objectif de fournir un appui logique
pour justifier la Politique Industrielle proposée pour Madagascar ainsi que la planification et l'allocation des ressources, dans le processus de sa mise en oeuvre- Conformément à ce modèle, les Orientations de la Politique Industrielle proposées sont ainsi de: mettre en place des mesures prioritaires d'appuis à court terme pour la relance immédiate du secteur industriel après la crise politique de cinq ans que Madagascar a traversé - assurer l'effectivité d'une bonne gouvernance économique, pierre angulaire pour la mise en oeuvre effective et réussie de la présente Politique Industrielle - pour assurer la transformation structurelle attendue de l'économie, les priorités consistent à: (i) améliorer l'environnement précité du secteur industriel, aussi bien au niveau méta que macro et méso, et ce pour que l'industrie évolue dans un environnement lui permettant de produire dans les meilleures conditions pour faire face à la concurrence aussi bien locale qu'internationale- et (ii) réaliser la mise
à niveau et le renforcement des industries existantes, affaiblies par la crise, à travers divers programmes appuyés par les PTFs - continuer le processus de l'industrialisation rurale et régionale- pour un développement durable et inclusif - inciter les exportations industrielles en continuant les appuis aux entreprises franches de la ZF et en instaurant des contrats d?exportation pour les entreprises industrielles du Droit Commun - initier et réaliser un Programme de pilotage proactif de la transformation de notre industrie vers une industrie technologique à plus haute valeur ajoutée, programme de longue haleine - réaliser et réussir la mise en ouvre de la Politique Industrielle à travers des institutions structurelles fortes tel l'EDBM renforcé, le Comité National du Développement de l'Industrie (CNDI) qui intègre tous les acteurs concernés dont l'Etat, le secteur privé et la société civile Malagasy. Mise en oeuvre réussie de la Politique Industrielle. Le grand défi est donc : «Comment gouverner le processus de développement industriel pour une croissance économique soutenue?». Il est ainsi proposé une stratégie de mise en ouvre qui repose sur trois piliers : 1) la
Vision concertée et partagée pour le développement économique du pays via le développement industriel et la capacité managériale des décideurs- 2) les instruments politiques dont le « Code de l'Industrie » et les moyens financiers et humains pour mettre en ouvre les divers programmes et plans d'action qui en découlent
et 3) le design institutionnel ainsi que les structures y afférentes dont le renforcement de l'EDBM et la mise en place du Comité National pour le Développement de l'Industrie ou CNDI qui sera un Organe tripartite de réflexion et d'action composé des acteurs du secteur public, du secteur privé et de la société civile. En conclusion, il est aussi important de souligner que la Politique Industrielle, en tant que Politique publique, est un ensemble d'actions publiques sur les appareils productifs dont l'objectif est de pallier à la défaillance du marché, en vue de transformer la structure de l'économie, et de développer le tissu industriel de Madagascar. Ainsi, la politique industrielle n'est pas le domaine d'un seul Département ministériel et nécessite la collaboration étroite de tous les Départements étatiques (whole government approach) et du Secteur privé
ainsi qu'une bonne coordination et synergie avec les autres politiques sectorielles. Il est à signaler que les conditions de réussite de la mise en ouvre de cette Politique sont: l'existence d'un Etat developementiste fort et démocratique - (ii) un Ministère en charge de l'Industrie dynamique et performant, et qui sera le pilier de la bonne gouvernance du secteur industriel. |
| Numéro du document : |
19N |
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| Bull1 (Theme principale) : |
SECTEUR DES ENTREPRISES PRODUCTRICES |
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