Titre : |
Comment financer durablement le réseau d'aires protégées terrestres à Madagascar ?Apport de l'analyse économique |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Denis Loyer, ; Jean-Christophe Carret, Auteur |
Editeur : |
Banque Mondiale/Agence française de Développement |
Année de publication : |
2001 |
Importance : |
12 p |
Catégories : |
SCIENCES DE L'ENVIRONNEMENT
|
Mots-clés : |
MADAGASIKARA AIRE PROTEGEE DURABILITE ENVIRONNEMENT DEVELOPPEMENT RURAL ANALYSE COUT/BENEFICE |
Résumé : |
Madagasikara, aidé par la communauté internationale, a investi avec succès depuis dix ans dans la constitution d'un réseau d'aires protégées terrestres qui compte aujourd'hui 41 aires protégées et couvre environ 1,5 million d'hectares de superficie, soit 3 pour cent du territoire national. La durabilité du financement de la gestion du réseau et de son complément indispensable : le financement des alternatives économiques à la déforestation d'origine agricole et énergétique, n'est cependant pas acquise. L'évaluation monétaire des trois types de bénéfices des aires protégées (conservation de la biodiversité, éco-tourisme, protection hydrologique des bassins versants) et l'identification des bénéficiaires (usagers de l'eau, opérateurs du tourisme, Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées) permettent d'esquisser des solutions pour le financement durable du réseau et des alternatives. Les bénéfices nationaux de la conservation de la biodiversité et de l'éco-tourisme sont les deux sources potentielles de financement durable du coût de gestion du réseau, évalué à 5$ par hectare d'aires protégées et par an. Pour couvrir ce coût, les paiements directs pour la conservation de la biodiversité des pays du nord pourraient être capitalisés dans un fonds fiduciaire et une partie de la valeur ajoutée nationale de l'éco-tourisme pourrait être transférée au gestionnaire du réseau grâce à une taxe verte. Un fonds fiduciaire de 50 millions de $, un doublement des droits d'entrée dans les aires protégées (de 5 à 10$) et un prélèvement sur les visas touristiques (50 pour cent de 50$) permettraient ainsi de financer durablement la gestion réseau actuel et son éventuelle extension, avec une augmentation probable de 5 pour cent par an du nombre de touristes. Le consentement à payer des usagers de l'eau (riziculteurs et consommateurs d'eau potable) en aval des bassins versants protégés par le réseau est théoriquement une source de financement durable (3 $ par hectare d'aire protégée, croissant avec le temps) pour compenser les revenus perdus des populations empêchées de défricher la forêt des aires protégées pour cultiver du riz et récolter du bois de feu. Mais, le transfert, sous forme de paiements pour services environnementaux des usagers de l'eau en aval aux défricheurs potentiels en amont, n'est pas une solution envisageable dans le contexte malgache. Par conséquent, l'aide publique au développement est nécessaire pour financer des projets de conservation des sols agricoles et de développement de filières de biodiversité, deux alternatives au défrichement d'origine agricole et énergétique en cours d'expérimentation à Madagascar. Cette source de financement n'est pas durable mais peut, à la différence d'un système de compensation purement financier, faire évoluer les mentalités |
Numéro du document : |
19B |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Bull1 (Theme principale) : |
ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES |
Comment financer durablement le réseau d'aires protégées terrestres à Madagascar ?Apport de l'analyse économique [texte imprimé] / Denis Loyer, ; Jean-Christophe Carret, Auteur . - Banque Mondiale/Agence française de Développement, 2001 . - 12 p.
Catégories : |
SCIENCES DE L'ENVIRONNEMENT
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Mots-clés : |
MADAGASIKARA AIRE PROTEGEE DURABILITE ENVIRONNEMENT DEVELOPPEMENT RURAL ANALYSE COUT/BENEFICE |
Résumé : |
Madagasikara, aidé par la communauté internationale, a investi avec succès depuis dix ans dans la constitution d'un réseau d'aires protégées terrestres qui compte aujourd'hui 41 aires protégées et couvre environ 1,5 million d'hectares de superficie, soit 3 pour cent du territoire national. La durabilité du financement de la gestion du réseau et de son complément indispensable : le financement des alternatives économiques à la déforestation d'origine agricole et énergétique, n'est cependant pas acquise. L'évaluation monétaire des trois types de bénéfices des aires protégées (conservation de la biodiversité, éco-tourisme, protection hydrologique des bassins versants) et l'identification des bénéficiaires (usagers de l'eau, opérateurs du tourisme, Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées) permettent d'esquisser des solutions pour le financement durable du réseau et des alternatives. Les bénéfices nationaux de la conservation de la biodiversité et de l'éco-tourisme sont les deux sources potentielles de financement durable du coût de gestion du réseau, évalué à 5$ par hectare d'aires protégées et par an. Pour couvrir ce coût, les paiements directs pour la conservation de la biodiversité des pays du nord pourraient être capitalisés dans un fonds fiduciaire et une partie de la valeur ajoutée nationale de l'éco-tourisme pourrait être transférée au gestionnaire du réseau grâce à une taxe verte. Un fonds fiduciaire de 50 millions de $, un doublement des droits d'entrée dans les aires protégées (de 5 à 10$) et un prélèvement sur les visas touristiques (50 pour cent de 50$) permettraient ainsi de financer durablement la gestion réseau actuel et son éventuelle extension, avec une augmentation probable de 5 pour cent par an du nombre de touristes. Le consentement à payer des usagers de l'eau (riziculteurs et consommateurs d'eau potable) en aval des bassins versants protégés par le réseau est théoriquement une source de financement durable (3 $ par hectare d'aire protégée, croissant avec le temps) pour compenser les revenus perdus des populations empêchées de défricher la forêt des aires protégées pour cultiver du riz et récolter du bois de feu. Mais, le transfert, sous forme de paiements pour services environnementaux des usagers de l'eau en aval aux défricheurs potentiels en amont, n'est pas une solution envisageable dans le contexte malgache. Par conséquent, l'aide publique au développement est nécessaire pour financer des projets de conservation des sols agricoles et de développement de filières de biodiversité, deux alternatives au défrichement d'origine agricole et énergétique en cours d'expérimentation à Madagascar. Cette source de financement n'est pas durable mais peut, à la différence d'un système de compensation purement financier, faire évoluer les mentalités |
Numéro du document : |
19B |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Bull1 (Theme principale) : |
ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES |
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