Titre : |
Comptabilité et analyse des états financiers : Principes et applications |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Karine Cerrada, Auteur ; Yves De Ronge, Auteur ; Michel De Wolf, Auteur |
Editeur : |
Louvain-laneuve [Belgique] : De Boek Supérieur SA |
Année de publication : |
2014 |
Importance : |
56 p. |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-8041-8894-8 |
Note générale : |
Economie e-book/03 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
|
Mots-clés : |
PRINCIPE COMPTABLE BILAN METHODE COMPTABLE INFORMATION COMPTABLE BELGIQUE EUROPE |
Index. décimale : |
657 Comptabilité |
Résumé : |
Définir la comptabilité est un exercice périlleux. Certains parlent d’une technique, d’autres d’un art, voire d’une science. Plutôt que d’entrer dans ce débat, nous préférons proposer une définition de la comptabilité centrée sur l’information. La comptabilité peut se concevoir comme un outil susceptible de fournir des informations. Elle constitue ainsi un système formel d’identification, de mesure, de
classement et d’enregistrement des transactions opérées par les entités
.Son objectif est donc atteint si elle livre des informations aptes à satisfaire, par le traitement approprié des données collectées, les besoins supposés d’un large éventail d’utilisateurs potentiels. Elle peut encore se définir comme un instrument de modélisation et de représentation des opérations effectuées par les organisations.
Le système comptable est aujourd’hui une composante d’un système
d’information plus large qui englobe l’ensemble des moyens et procédures de saisie, de recherche et de traitement d’informations de quelque nature qu’elles soient, relatives aux activités stratégiques et/ou opérationnelles d’une entité. Le système comptable présente deux caractéristiques majeures qui le différencient des autres systèmes d’information : il ne peut rendre compte que des transactions de l’entité capables de se traduire et de s’exprimer en unités monétaires ; ensuite il occupe une fonction de support (en ce sens, il n’est pas une fin en soi) et se situe en aval de toutes les autres fonctions de l’entité. Son avantage est d’offrir une représentation homogène et unifiée (au moyen d’unités monétaires) d’une infinité de transactions extrêmement différentes. Les rapports que génère le système comptable sont destinés à de nombreux utilisateurs dont les attentes varient. La figure 1.1 en présente une synthèse. Une distinction y est opérée entre deux types de documents comptables : les rapports internes qui, par définition, ne sont pas diffusés à l’extérieur de l’entité et qui remplissent une double fonction, à savoir l’aide à la prise de décision d’une part, et le contrôle d’autre part ;les états financiers (bilan, compte de résultats, éventuel tableau des flux de trésorerie, annexes et autres documents requis par la réglementation applicable) qui sont publiés par l’entité et qui sont utiles aux dirigeants de celle-ci
(le(s) gérant(s) ou les administrateurs), à ses propriétaires (principalement les associés ou les actionnaires) et à d’autres catégories d’utilisateurs comme les prêteurs (obligataires, banquiers,...), les syndicats, les clients, les fournisseurs,
les concurrents, l’État... Les états financiers représentent l’état du
patrimoine d’une entité à une date donnée ainsi que les composantes du
résultat de l’activité de l’entreprise industrielle, commerciale, de services ou non-marchande, pendant un laps de temps défini.
Le système comptable est par ailleurs composé de deux sous-systèmes qui, bien que souvent intégrés dans les grandes entreprises, visent deux publics différents : la comptabilité générale et la comptabilité analytique. La comptabilité générale, qualifiée aussi de comptabilité financière, a pour objectif principal d’informer les gestionnaires et les tiers de l’entité et en particulier ceux qui assurent son financement (actionnaires, prêteurs,
pouvoirs subsidiants dans le cas d’entités non-marchandes, fournisseurs,...).
Elle est fortement réglementée et doit être en mesure de produire
des états financiers (bilan, compte de résultats, annexes…) conformes aux prescriptions légales. La réglementation vise à assurer qu’ils présentent une image fidèle de la situation de l’entité de façon à ne pas induire en erreur les tiers qui nouent des affaires avec l’entité et à ne pas tromper ceux qui lui apportent du financement.
– La comptabilité analytique, appelée de plus en plus souvent comptabilité de gestion, a pour objectif principal d’assurer une information sur les processus internes de l’entité afin d’aider les gestionnaires dans leurs prises de décision. Il n’existe généralement aucune obligation légale de tenir une comptabilité de gestion et aucun schéma légal préétabli à respecter lorsqu’on souhaite en organiser une. La décision de mettre en place un sous-système d’information de comptabilité de gestion relève donc de la gestion interne de
l’entité. Celle-ci peut, et a tout intérêt, à concevoir un système sur mesure selon les spécifications qui correspondent à ses besoins particuliers d’information pour orienter la prise de décision des responsables aux différents niveaux de l’entité. À titre d’exemples, citons : le lancement d’un nouveau produit, l’abandon d’une activité ou d’un produit déficitaire, le remplacement ou la conservation d’un moyen d’exploitation, le recours ou non à la sous-traitance. Dans la première partie de cet ouvrage, nous allons nous concentrer sur la comptabilité générale. Son objet est de présenter le patrimoine de l’entité à un moment donné (bilan) et d’expliquer, au travers du compte
de résultats, les variations qu’il a subies pendant une période déterminée. Afin d’atteindre cet objectif, la comptabilité générale produit, selon le droit comptable belge, plusieurs états financiers liés entre eux : le bilan, le compte de résultats et l’annexe, dont la fonction est de présenter une vue synthétique de l’entité à l’usage de ses dirigeants et des tiers. Cette image synthétique mesure l’impact des activités et décisions passées de l’entité sur son patrimoine à la date d’établissement des états financiers |
Numéro du document : |
Economie e-book/03 |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Indicateur Bibliographique : |
B |
Bull1 (Theme principale) : |
GESTION |
Bull2 (Theme secondaire) : |
FINANCES ET COMPTABILITE |
En ligne : |
https://drive.google.com/file/d/1yhcGaHTw1d67Bf6eAGFR1hnTN5ZJGiqR/view |
Comptabilité et analyse des états financiers : Principes et applications [texte imprimé] / Karine Cerrada, Auteur ; Yves De Ronge, Auteur ; Michel De Wolf, Auteur . - Louvain-laneuve [Belgique] : De Boek Supérieur SA, 2014 . - 56 p. ISBN : 978-2-8041-8894-8 Economie e-book/03 Langues : Français ( fre)
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
|
Mots-clés : |
PRINCIPE COMPTABLE BILAN METHODE COMPTABLE INFORMATION COMPTABLE BELGIQUE EUROPE |
Index. décimale : |
657 Comptabilité |
Résumé : |
Définir la comptabilité est un exercice périlleux. Certains parlent d’une technique, d’autres d’un art, voire d’une science. Plutôt que d’entrer dans ce débat, nous préférons proposer une définition de la comptabilité centrée sur l’information. La comptabilité peut se concevoir comme un outil susceptible de fournir des informations. Elle constitue ainsi un système formel d’identification, de mesure, de
classement et d’enregistrement des transactions opérées par les entités
.Son objectif est donc atteint si elle livre des informations aptes à satisfaire, par le traitement approprié des données collectées, les besoins supposés d’un large éventail d’utilisateurs potentiels. Elle peut encore se définir comme un instrument de modélisation et de représentation des opérations effectuées par les organisations.
Le système comptable est aujourd’hui une composante d’un système
d’information plus large qui englobe l’ensemble des moyens et procédures de saisie, de recherche et de traitement d’informations de quelque nature qu’elles soient, relatives aux activités stratégiques et/ou opérationnelles d’une entité. Le système comptable présente deux caractéristiques majeures qui le différencient des autres systèmes d’information : il ne peut rendre compte que des transactions de l’entité capables de se traduire et de s’exprimer en unités monétaires ; ensuite il occupe une fonction de support (en ce sens, il n’est pas une fin en soi) et se situe en aval de toutes les autres fonctions de l’entité. Son avantage est d’offrir une représentation homogène et unifiée (au moyen d’unités monétaires) d’une infinité de transactions extrêmement différentes. Les rapports que génère le système comptable sont destinés à de nombreux utilisateurs dont les attentes varient. La figure 1.1 en présente une synthèse. Une distinction y est opérée entre deux types de documents comptables : les rapports internes qui, par définition, ne sont pas diffusés à l’extérieur de l’entité et qui remplissent une double fonction, à savoir l’aide à la prise de décision d’une part, et le contrôle d’autre part ;les états financiers (bilan, compte de résultats, éventuel tableau des flux de trésorerie, annexes et autres documents requis par la réglementation applicable) qui sont publiés par l’entité et qui sont utiles aux dirigeants de celle-ci
(le(s) gérant(s) ou les administrateurs), à ses propriétaires (principalement les associés ou les actionnaires) et à d’autres catégories d’utilisateurs comme les prêteurs (obligataires, banquiers,...), les syndicats, les clients, les fournisseurs,
les concurrents, l’État... Les états financiers représentent l’état du
patrimoine d’une entité à une date donnée ainsi que les composantes du
résultat de l’activité de l’entreprise industrielle, commerciale, de services ou non-marchande, pendant un laps de temps défini.
Le système comptable est par ailleurs composé de deux sous-systèmes qui, bien que souvent intégrés dans les grandes entreprises, visent deux publics différents : la comptabilité générale et la comptabilité analytique. La comptabilité générale, qualifiée aussi de comptabilité financière, a pour objectif principal d’informer les gestionnaires et les tiers de l’entité et en particulier ceux qui assurent son financement (actionnaires, prêteurs,
pouvoirs subsidiants dans le cas d’entités non-marchandes, fournisseurs,...).
Elle est fortement réglementée et doit être en mesure de produire
des états financiers (bilan, compte de résultats, annexes…) conformes aux prescriptions légales. La réglementation vise à assurer qu’ils présentent une image fidèle de la situation de l’entité de façon à ne pas induire en erreur les tiers qui nouent des affaires avec l’entité et à ne pas tromper ceux qui lui apportent du financement.
– La comptabilité analytique, appelée de plus en plus souvent comptabilité de gestion, a pour objectif principal d’assurer une information sur les processus internes de l’entité afin d’aider les gestionnaires dans leurs prises de décision. Il n’existe généralement aucune obligation légale de tenir une comptabilité de gestion et aucun schéma légal préétabli à respecter lorsqu’on souhaite en organiser une. La décision de mettre en place un sous-système d’information de comptabilité de gestion relève donc de la gestion interne de
l’entité. Celle-ci peut, et a tout intérêt, à concevoir un système sur mesure selon les spécifications qui correspondent à ses besoins particuliers d’information pour orienter la prise de décision des responsables aux différents niveaux de l’entité. À titre d’exemples, citons : le lancement d’un nouveau produit, l’abandon d’une activité ou d’un produit déficitaire, le remplacement ou la conservation d’un moyen d’exploitation, le recours ou non à la sous-traitance. Dans la première partie de cet ouvrage, nous allons nous concentrer sur la comptabilité générale. Son objet est de présenter le patrimoine de l’entité à un moment donné (bilan) et d’expliquer, au travers du compte
de résultats, les variations qu’il a subies pendant une période déterminée. Afin d’atteindre cet objectif, la comptabilité générale produit, selon le droit comptable belge, plusieurs états financiers liés entre eux : le bilan, le compte de résultats et l’annexe, dont la fonction est de présenter une vue synthétique de l’entité à l’usage de ses dirigeants et des tiers. Cette image synthétique mesure l’impact des activités et décisions passées de l’entité sur son patrimoine à la date d’établissement des états financiers |
Numéro du document : |
Economie e-book/03 |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Indicateur Bibliographique : |
B |
Bull1 (Theme principale) : |
GESTION |
Bull2 (Theme secondaire) : |
FINANCES ET COMPTABILITE |
En ligne : |
https://drive.google.com/file/d/1yhcGaHTw1d67Bf6eAGFR1hnTN5ZJGiqR/view |
|  |