Titre : |
Investissements directs étrangers et de portefeuille à Madagascar |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
BCM. Banque Centrale de Madagascar. Antananarivo. MG, |
Editeur : |
INSTAT |
Année de publication : |
2006 |
Importance : |
49 p. |
Mots-clés : |
MADAGASIKARA E INVESTISSEMENTS ETRANGERS ENTREPRISES FINANCEMENT EXTERIEUR |
Résumé : |
L'année 2005 a été caractérisée par une entrée relativement modérée des investissements étrangers. Les entreprises d'investissement direct résidentes à Madagascar ont reçu, en provenance des non résidents, un investissement de 86 millions de dollars US en 2005, soit une baisse de 9 pour cent par rapport à l'année 2004. Ainsi, le stock d'IDE au niveau de l'économie du pays a été estimé à 294 millions de dollars US en 2005.
Le flux d'IDE enregistré en 2005 est composé de 32 pour cent en capital social, de 30 pour cent de bénéfice réinvesti et de 38pour cent d'autres transactions entre les investisseurs directs et les entreprises d'IDE. Par rapport à 2004, c'est au niveau des autres transactions qu'on a constaté une très forte baisse, de l'ordre de 50 pour cent. En fait, à la sortie de la crise de 2002, les entreprises ont opté pour d'énormes emprunts durant les années 2003 et 2004. En menant une analyse infra annuelle, il a été constaté que la décision d'investissement s'est faite généralement lors du 1er semestre. En effet, le flux enregistré lors du 1er semestre s'est situé au niveau de 87 pour cent de l'ensemble de flux de l'année 2005. Les principaux pays partenaires de Madagascar en matière d'IDE sont la France, l'Ile Maurice et la Chine durant l'année 2005. Les investisseurs directs de la Chine ont contribué à 45pour cent de l'ensemble du flux d'IDE. Ceux de l'Ile Maurice ont apporté 21pour cent et ceux de la France, 15pour cent Les branches qui intéressent le plus les investisseurs à Madagascar sont, dans l'ordre : la « construction et BTP » avec 20 pour cent du stock d'IDE, le « commerce » (dont les compagnies pétrolières) 19 pour cent du stock, le « transport et télécommunication » 13 pour cent, les « activités financières » 10 pour cent, les activités extractives 8 pour cent, la « pêche, sylviculture et aquaculture » 7 pour cent et les « activités de fabrication » avec 6 pour cent. L'année 2005 a été marquée par une baisse relative de 27 pour cent de création d'entreprise d'investissements étrangers par rapport à l'année 2004. La création d'entreprise s'est faite essentiellement dans les entreprises de type « filiale » et SARL.
Ces créations se sont concentrées dans les branches « commerce », « industrie » - « activités immobilières et services aux entreprises ». Et celles-ci ont été localisées dans les provinces d'Antananarivo, de Toliary et de Toamasina. L'apport des entreprises à capitaux étrangers dans l'économie du pays, durant l'année 2005, a été de 27 pour cent du PIB. Et l'emploi recensé auprès de ces entreprises a été de l'ordre de 9 pour cent de l'ensemble du secteur privé, soit 57 900 emplois. Parmi les entreprises à capitaux étrangers, les filiales ont été les plus actives. En effet, ces entreprises ont créé 75 pour cent de la valeur ajoutée où elles ont généré 2,4 milliards d'ariary. L'étude par branche indique que les branches d'activités financières (35pour cent de la valeur ajoutée), les transports et télécommunications (21 pour cent), les activités de fabrication (20 pour cent) et le commerce (19 pour cent )ont été les plus porteurs en terme de valeur ajoutée. Il est à noter la place importante occupée par les entreprises de distribution pétrolières où elles ont engendré à elles seules 15 pour cent de la valeur ajoutée. Le taux de valeur ajoutée des entreprises à capitaux étrangers a été de l'ordre de 23 pour cent en 2005. La branche « transports et télécommunications » a enregistré le taux de valeur ajoutée le plus élevé avec un taux de 51 pour cent Cependant, la branche « activités financières » a présenté à la fois un taux de valeur ajoutée et une productivité apparente du travail les plus importants.
Si telle a été la situation des activités des entreprises à capitaux étrangers, la question qui se pose au niveau de ces entreprises est leur financement. En effet, il est intéressant de savoir si la prise de participation des non résidents, à travers la part de capital social détenu, a été suivie d'autres fonds provenant des non résidents sous n'importe quelle forme. Depuis 2002, une nouvelle orientation des financements a été constatée. Les entreprises d'investissements étrangers ont opté pour des apports en compte courant, représentant 25 pour cent du volume des capitaux. La part des emprunts a chuté et s'est située à 12 pour cent pour l'année 2005. Cependant, les branches « activités financières », « construction et BTP » et « immobilier, location et services aux entreprises» ont attiré plus les emprunts que les financements par les apports en compte courant, ce qui n'a pas été le cas pour la branche « transports, auxiliaire de transports et communication ». Pour les nouveaux apports en capital, ils ont été en majorité d'origine locale avec une part de 86 pour cent pour l'année 2005, sauf pour la branche « activités financières » où la totalité de ces capitaux ont été fournis par des non résidents. En matière d'emprunt, les branches « commerce » et « immobilier et services aux entreprises » se sont tournées vers le marché local. Les restes des branches ont réalisé des transactions en terme d'emprunt à long terme venant des étrangers. Quant aux financements à court terme, ils ont été d'origine étrangère. Les fonds locaux n'ont représenté que 2 pour cent des financements à court terme et seules les branches « activités de fabrication » et « immobilier, location et services aux entreprises » ont opté pour des fonds locaux en 2005. |
Numéro du document : |
14N |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Bull1 (Theme principale) : |
ECONOMIE INTERNATIONALE |
Investissements directs étrangers et de portefeuille à Madagascar [texte imprimé] / BCM. Banque Centrale de Madagascar. Antananarivo. MG, . - INSTAT, 2006 . - 49 p.
Mots-clés : |
MADAGASIKARA E INVESTISSEMENTS ETRANGERS ENTREPRISES FINANCEMENT EXTERIEUR |
Résumé : |
L'année 2005 a été caractérisée par une entrée relativement modérée des investissements étrangers. Les entreprises d'investissement direct résidentes à Madagascar ont reçu, en provenance des non résidents, un investissement de 86 millions de dollars US en 2005, soit une baisse de 9 pour cent par rapport à l'année 2004. Ainsi, le stock d'IDE au niveau de l'économie du pays a été estimé à 294 millions de dollars US en 2005.
Le flux d'IDE enregistré en 2005 est composé de 32 pour cent en capital social, de 30 pour cent de bénéfice réinvesti et de 38pour cent d'autres transactions entre les investisseurs directs et les entreprises d'IDE. Par rapport à 2004, c'est au niveau des autres transactions qu'on a constaté une très forte baisse, de l'ordre de 50 pour cent. En fait, à la sortie de la crise de 2002, les entreprises ont opté pour d'énormes emprunts durant les années 2003 et 2004. En menant une analyse infra annuelle, il a été constaté que la décision d'investissement s'est faite généralement lors du 1er semestre. En effet, le flux enregistré lors du 1er semestre s'est situé au niveau de 87 pour cent de l'ensemble de flux de l'année 2005. Les principaux pays partenaires de Madagascar en matière d'IDE sont la France, l'Ile Maurice et la Chine durant l'année 2005. Les investisseurs directs de la Chine ont contribué à 45pour cent de l'ensemble du flux d'IDE. Ceux de l'Ile Maurice ont apporté 21pour cent et ceux de la France, 15pour cent Les branches qui intéressent le plus les investisseurs à Madagascar sont, dans l'ordre : la « construction et BTP » avec 20 pour cent du stock d'IDE, le « commerce » (dont les compagnies pétrolières) 19 pour cent du stock, le « transport et télécommunication » 13 pour cent, les « activités financières » 10 pour cent, les activités extractives 8 pour cent, la « pêche, sylviculture et aquaculture » 7 pour cent et les « activités de fabrication » avec 6 pour cent. L'année 2005 a été marquée par une baisse relative de 27 pour cent de création d'entreprise d'investissements étrangers par rapport à l'année 2004. La création d'entreprise s'est faite essentiellement dans les entreprises de type « filiale » et SARL.
Ces créations se sont concentrées dans les branches « commerce », « industrie » - « activités immobilières et services aux entreprises ». Et celles-ci ont été localisées dans les provinces d'Antananarivo, de Toliary et de Toamasina. L'apport des entreprises à capitaux étrangers dans l'économie du pays, durant l'année 2005, a été de 27 pour cent du PIB. Et l'emploi recensé auprès de ces entreprises a été de l'ordre de 9 pour cent de l'ensemble du secteur privé, soit 57 900 emplois. Parmi les entreprises à capitaux étrangers, les filiales ont été les plus actives. En effet, ces entreprises ont créé 75 pour cent de la valeur ajoutée où elles ont généré 2,4 milliards d'ariary. L'étude par branche indique que les branches d'activités financières (35pour cent de la valeur ajoutée), les transports et télécommunications (21 pour cent), les activités de fabrication (20 pour cent) et le commerce (19 pour cent )ont été les plus porteurs en terme de valeur ajoutée. Il est à noter la place importante occupée par les entreprises de distribution pétrolières où elles ont engendré à elles seules 15 pour cent de la valeur ajoutée. Le taux de valeur ajoutée des entreprises à capitaux étrangers a été de l'ordre de 23 pour cent en 2005. La branche « transports et télécommunications » a enregistré le taux de valeur ajoutée le plus élevé avec un taux de 51 pour cent Cependant, la branche « activités financières » a présenté à la fois un taux de valeur ajoutée et une productivité apparente du travail les plus importants.
Si telle a été la situation des activités des entreprises à capitaux étrangers, la question qui se pose au niveau de ces entreprises est leur financement. En effet, il est intéressant de savoir si la prise de participation des non résidents, à travers la part de capital social détenu, a été suivie d'autres fonds provenant des non résidents sous n'importe quelle forme. Depuis 2002, une nouvelle orientation des financements a été constatée. Les entreprises d'investissements étrangers ont opté pour des apports en compte courant, représentant 25 pour cent du volume des capitaux. La part des emprunts a chuté et s'est située à 12 pour cent pour l'année 2005. Cependant, les branches « activités financières », « construction et BTP » et « immobilier, location et services aux entreprises» ont attiré plus les emprunts que les financements par les apports en compte courant, ce qui n'a pas été le cas pour la branche « transports, auxiliaire de transports et communication ». Pour les nouveaux apports en capital, ils ont été en majorité d'origine locale avec une part de 86 pour cent pour l'année 2005, sauf pour la branche « activités financières » où la totalité de ces capitaux ont été fournis par des non résidents. En matière d'emprunt, les branches « commerce » et « immobilier et services aux entreprises » se sont tournées vers le marché local. Les restes des branches ont réalisé des transactions en terme d'emprunt à long terme venant des étrangers. Quant aux financements à court terme, ils ont été d'origine étrangère. Les fonds locaux n'ont représenté que 2 pour cent des financements à court terme et seules les branches « activités de fabrication » et « immobilier, location et services aux entreprises » ont opté pour des fonds locaux en 2005. |
Numéro du document : |
14N |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Bull1 (Theme principale) : |
ECONOMIE INTERNATIONALE |
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