| Titre : |
Les troubles de la circulation lymphatique |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Editeur : |
Masson et Compagnie |
| Année de publication : |
1950 |
| Importance : |
p 160-173 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
|
| Mots-clés : |
CIRCULATION LYMPHATIQUE STASE LYMPHATIQUE LYMPHORRAGIE TROUBLES CIRCULATOIRES PROCESSUS INFLAMMATOIRES |
| Résumé : |
Le système lymphatique prend naissance dans le tissu conjonctif ; ses racines plongées dans les espaces, présentent la forme de culs de sac borgnes, comparables à des drains. Les capillaires lymphatiques, richement anastomosés, constituent un véritable réseau. Leur paroi est formée par une couche de cellules endothéliales, doublée d’une lame collagène, ils se distinguent des capillaires sanguins par l’irrégularité extraordinaire de leur calibre.
Par leur réunion, les capillaires constituent des troncs de plus en plus volumineux qui finissent par aboutir au canal lymphatique. La structure de la paroi des lymphatiques se complique alors par l’apparition des valvules et de fibres musculaires lisses. Deux faits sont particuliers au système lymphatique : l’existence d’anastomoses très étendues, même entre les troncs de calibre important , la présence de nombreuses formations lymphoides, nodules et ganglions qui interrompent le trajet des conduits lymphatiques.
Le contenu des voies lymphatiques est formé par un liquide spécial, la lymphe. Deux processus interviennent dans sa formation : la filtration à travers la paroi du capillaire lymphatique et la sécrétion des cellules endothéliales. En effet, les capillaires lymphatiques puisent dans les espaces tissulaires de l’eau, des sels et des produits de déchets : ces substances traversent la paroi par filtration. D’autre part, les cellules endothéliales élaborent des substances albumineuses qui confèrent à la lymphe un caractère semblable à celui du plasma sanguin.
La constitution de la lymphe est assez variable suivant la nature et l’activité du tissu dans lequel elle prend sa source, la lymphe intestinale, par exemple véhicule pendant la digestion une grande quantité de graisses qui lui donnent un aspect laiteux : c’est le chyle. Lors de son passage à travers les organes lymphoides, la lymphe se charge d’un grand nombre de cellules libres, notamment des lymphocytes.
Du point de vue phylogénétique et physiologique, le système lymphatique apparait comme un système circulatoire auxiliaire branché sur le système vaineux, son existence est devenue indispensable pour faciliter les échanges entre le sang et les espaces tissulaires (système lacunaire d’Achard) qui ont pris un développement considérable chez les vertébrés. On peut donc homologuer la fonction du système lymphatique à un drainage du tissu conjonctif qui complète l’action des capillaires sanguins.
En pathologie, le rôle du système lymphatique collectent les impuretés de toutes sortes qui peuvent s’introduire dans le tissu conjonctif (poussières, microbes, toxines etc.) et les transportent vers les ganglions lymphatiques où la plupart de ces corps sont arrêtés et soumis à l’activité des macrophages. Le système lymphatique est donc non seulement un drain, c’est encore un filtre qui s’interpose entre le liquide tissulaire et le sang.
Les troubles de la circulation lymphatique sont : la stase lymphatique, le transport de substances anormales par voie lymphatique et la lymphorragie.
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| Numéro du document : |
A 10511/AN 08 |
| Niveau Bibliographique : |
2 |
| Bull1 (Theme principale) : |
ANATOMIE |
| Bull2 (Theme secondaire) : |
ANATOMIE PATHOLOGIQUE |
Les troubles de la circulation lymphatique [texte imprimé] . - Masson et Compagnie, 1950 . - p 160-173. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
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| Mots-clés : |
CIRCULATION LYMPHATIQUE STASE LYMPHATIQUE LYMPHORRAGIE TROUBLES CIRCULATOIRES PROCESSUS INFLAMMATOIRES |
| Résumé : |
Le système lymphatique prend naissance dans le tissu conjonctif ; ses racines plongées dans les espaces, présentent la forme de culs de sac borgnes, comparables à des drains. Les capillaires lymphatiques, richement anastomosés, constituent un véritable réseau. Leur paroi est formée par une couche de cellules endothéliales, doublée d’une lame collagène, ils se distinguent des capillaires sanguins par l’irrégularité extraordinaire de leur calibre.
Par leur réunion, les capillaires constituent des troncs de plus en plus volumineux qui finissent par aboutir au canal lymphatique. La structure de la paroi des lymphatiques se complique alors par l’apparition des valvules et de fibres musculaires lisses. Deux faits sont particuliers au système lymphatique : l’existence d’anastomoses très étendues, même entre les troncs de calibre important , la présence de nombreuses formations lymphoides, nodules et ganglions qui interrompent le trajet des conduits lymphatiques.
Le contenu des voies lymphatiques est formé par un liquide spécial, la lymphe. Deux processus interviennent dans sa formation : la filtration à travers la paroi du capillaire lymphatique et la sécrétion des cellules endothéliales. En effet, les capillaires lymphatiques puisent dans les espaces tissulaires de l’eau, des sels et des produits de déchets : ces substances traversent la paroi par filtration. D’autre part, les cellules endothéliales élaborent des substances albumineuses qui confèrent à la lymphe un caractère semblable à celui du plasma sanguin.
La constitution de la lymphe est assez variable suivant la nature et l’activité du tissu dans lequel elle prend sa source, la lymphe intestinale, par exemple véhicule pendant la digestion une grande quantité de graisses qui lui donnent un aspect laiteux : c’est le chyle. Lors de son passage à travers les organes lymphoides, la lymphe se charge d’un grand nombre de cellules libres, notamment des lymphocytes.
Du point de vue phylogénétique et physiologique, le système lymphatique apparait comme un système circulatoire auxiliaire branché sur le système vaineux, son existence est devenue indispensable pour faciliter les échanges entre le sang et les espaces tissulaires (système lacunaire d’Achard) qui ont pris un développement considérable chez les vertébrés. On peut donc homologuer la fonction du système lymphatique à un drainage du tissu conjonctif qui complète l’action des capillaires sanguins.
En pathologie, le rôle du système lymphatique collectent les impuretés de toutes sortes qui peuvent s’introduire dans le tissu conjonctif (poussières, microbes, toxines etc.) et les transportent vers les ganglions lymphatiques où la plupart de ces corps sont arrêtés et soumis à l’activité des macrophages. Le système lymphatique est donc non seulement un drain, c’est encore un filtre qui s’interpose entre le liquide tissulaire et le sang.
Les troubles de la circulation lymphatique sont : la stase lymphatique, le transport de substances anormales par voie lymphatique et la lymphorragie.
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| Numéro du document : |
A 10511/AN 08 |
| Niveau Bibliographique : |
2 |
| Bull1 (Theme principale) : |
ANATOMIE |
| Bull2 (Theme secondaire) : |
ANATOMIE PATHOLOGIQUE |
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