| Titre : |
Etude synthétique du processus inflammatoire |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Editeur : |
Masson et Compagnie |
| Année de publication : |
1950 |
| Importance : |
p 174-184 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
|
| Mots-clés : |
PROCESSUS INFLAMMATOIRE PLAIE INFLAMMATION |
| Résumé : |
L’inflammation est caractérisée par un ensemble de phénomènes réactionnaires qui se commandent les uns les autres et qui se succèdent dans un ordre défini. Il est donc logique de commencer par étudier ce processus dans son ensemble.
Pour ce faire, nous prenons un exemple concret tel que celui de l’évolution d’une plaie intéressant la peau et le tissu cellulaire sous-cutané.
La peau comprend un revêtement malpighien, l’épiderme et une assise conjonctive, le derme. L’épiderme est constitué par un épithélium stratifié qui, à sa partie profonde, envoie des prolongements ou bourgeons interpapillaires dans le derme. Le derme forme la matrice conjonctive-vasculaire de la peau. S structure est celle d’un tissu conjonctif très dense, riche en vaisseaux et en nerfs dans ses couches superficielles, qui, sous forme de papilles, s’intriquent entre les crêtes de l’épithélium. La substance collagène s’y présente sous forme de fibrilles, réunies en faisceaux épais dirigés parallèlement à la surface, auxquelles se mêle un système puissant de fibres élastiques.
Parmi les éléments cellulaires, on remarque en première ligne, des cellules tantôt fusiformes, tantôt rameuses, à protoplasme fibrillaire, à noyau allongé assez pauvre en chromatine. Ces cellules se trouvent appliquées contre les faisceaux collagènes dans la formation desquels elles jouent un rôle important . C’est pour cette raison que qu’on les appelle fibroblastes ou fibrocytes.
Le tissu conjonctif renferme encore d’autres éléments dont le rôle est très important et qui ont été décrits sous le nom de clasmatocytes. Le nombre de ces cellules est variable suivant les régions et leur forme est irrégulière à cause des nombreux prolongements cytoplasmiques auxquels elles donnent naissance. En raison de ces caractères cytologiques, considérés comme des indices d’une activité sécrétoire on leur a donné le nom de cellules rhagiocrines. Leur importance biologique est considérable et jouent un rôle important dans le métabolisme intermédiaire de nombreuses substances et se mobilisent sous l’influence de la moindre irritation et se transforment alors en macrophages. Elles participent à la coloration vitale au même titre que les cellules des tissus réticulo-endothéliaux, c’est pourquoi beaucoup d’auteurs les mettent en parallèle avec les cellules réticulo-endothéliales et les incorporent avec celles-ci dans un même système |
| Numéro du document : |
A 10511/AN 08 |
| Niveau Bibliographique : |
2 |
| Bull1 (Theme principale) : |
ANATOMIE |
| Bull2 (Theme secondaire) : |
ANATOMIE PATHOLOGIQUE |
Etude synthétique du processus inflammatoire [texte imprimé] . - Masson et Compagnie, 1950 . - p 174-184. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
|
| Mots-clés : |
PROCESSUS INFLAMMATOIRE PLAIE INFLAMMATION |
| Résumé : |
L’inflammation est caractérisée par un ensemble de phénomènes réactionnaires qui se commandent les uns les autres et qui se succèdent dans un ordre défini. Il est donc logique de commencer par étudier ce processus dans son ensemble.
Pour ce faire, nous prenons un exemple concret tel que celui de l’évolution d’une plaie intéressant la peau et le tissu cellulaire sous-cutané.
La peau comprend un revêtement malpighien, l’épiderme et une assise conjonctive, le derme. L’épiderme est constitué par un épithélium stratifié qui, à sa partie profonde, envoie des prolongements ou bourgeons interpapillaires dans le derme. Le derme forme la matrice conjonctive-vasculaire de la peau. S structure est celle d’un tissu conjonctif très dense, riche en vaisseaux et en nerfs dans ses couches superficielles, qui, sous forme de papilles, s’intriquent entre les crêtes de l’épithélium. La substance collagène s’y présente sous forme de fibrilles, réunies en faisceaux épais dirigés parallèlement à la surface, auxquelles se mêle un système puissant de fibres élastiques.
Parmi les éléments cellulaires, on remarque en première ligne, des cellules tantôt fusiformes, tantôt rameuses, à protoplasme fibrillaire, à noyau allongé assez pauvre en chromatine. Ces cellules se trouvent appliquées contre les faisceaux collagènes dans la formation desquels elles jouent un rôle important . C’est pour cette raison que qu’on les appelle fibroblastes ou fibrocytes.
Le tissu conjonctif renferme encore d’autres éléments dont le rôle est très important et qui ont été décrits sous le nom de clasmatocytes. Le nombre de ces cellules est variable suivant les régions et leur forme est irrégulière à cause des nombreux prolongements cytoplasmiques auxquels elles donnent naissance. En raison de ces caractères cytologiques, considérés comme des indices d’une activité sécrétoire on leur a donné le nom de cellules rhagiocrines. Leur importance biologique est considérable et jouent un rôle important dans le métabolisme intermédiaire de nombreuses substances et se mobilisent sous l’influence de la moindre irritation et se transforment alors en macrophages. Elles participent à la coloration vitale au même titre que les cellules des tissus réticulo-endothéliaux, c’est pourquoi beaucoup d’auteurs les mettent en parallèle avec les cellules réticulo-endothéliales et les incorporent avec celles-ci dans un même système |
| Numéro du document : |
A 10511/AN 08 |
| Niveau Bibliographique : |
2 |
| Bull1 (Theme principale) : |
ANATOMIE |
| Bull2 (Theme secondaire) : |
ANATOMIE PATHOLOGIQUE |
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