| Titre : |
Lésions élémentaires et inflammatoires des tissus osseux |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Editeur : |
Masson et Compagnie |
| Année de publication : |
1950 |
| Importance : |
p 433-469 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
|
| Mots-clés : |
LESION INFLAMMATOIRE TISSU OSSEUX OSTEITE TUBERCULOSE OSSEUSE DYSTROPHIE OSSEUSE TROUBLE DU METABOLISME |
| Résumé : |
L’os est un tissu conjonctif dont la substance fondamentale s’est transformée en une masse dure, l’osséeine, cette transformation s’effectue en deux étapes, protéique et minérale.
L’activité de certaines personnes sécrétées par les ostéoblastes, entraîne des remaniements moléculaires qui transforment la prosséine en substance ostéoide, très avide de sels de chaux. Les anatomo-pathologistes ont l’habitude de désigner du même nom la matrice organique qui réapparaît après décalcification de l’os mais les deux substances ne sont pas identiques. La substance ostéoide, prête à se calcifier, se distingue par son affinité extraordinaire pour les sels minéraux.
Dans une seconde étape, la phosphatase ostéoplastique provoque par l’hydrolise des esthers phosphoriques et par l’élévation du Ph la précipitation des phosphates de chaux et de magnésie et du carbonate de calcium. La vitamine D intervient ensuite dans la fixation des sels minéraux sur le substrat organique, dernière phase de l’ossification.
La substance osseuse fondamentale forme des lamelles juxtaposées et soudées entre elles par un ciment. Ces systèmes lamellaires constituent des travées anastomosées qui ménagent entre elles des espaces assez larges, remplis de tissu médulaire. Dans l’os compact, les mêmes dispositions forment les systèmes de Havers qui s’emboîtent en couches concentriques et forment ainsi des cylindres, tassés les uns contre les autres et déformés par pression réciproque. Dans leur zone axiale, ces cylindres ménagent d’étroits espaces dans lesquels cheminent les vaisseaux nourriciers, ce sont les canaux de Havers.
L’os, une fois formé, ne persiste pas indéfiniment, les phénomènes de croissance et l’adaptation à des conditions mécaniques, sans cesse mobiles, déterminent des remaniements et nécessitent l’alternance constante de la destruction et de la réformation osseuse.
La destruction osseuse se produit tantôt par résorption simple (ostéolyse) souvent précédée d’halistérèse, tantôt par érosion lacunaire.
Le premier phénomène, la résorption simple, difficile à suivre histologiquement, ne devient évident que par ses résultats et il aboutit dans l’os compact, à un élargissement de plus en plus prononcé des canaux de Havers et dans l’os spongieux à une raréfaction, voire même à une disparition des trabécules osseuses.
Le second phénomène, l’érosion lacunaire, est lié à l’activité de cellules spéciales qui sont les ostéoclastes ou myéloplaxes, éléments volumineux, véritables plasmodes multinuclées, dont les noyaux s’accumulent au centre du corps cytoplasmique très chronophile. Ces cellules rongent la substance osseuse et y déterminent des lacunes profondes. Leur origine a été très discutée et on sait aujourd’hui qu’elles n’ont aucun rapport avec les cellules géantes de la moelle osseuse ou mégacaryocytes ; mais qu’elles se forment aux dépens des cellules conjonctives ou endothéliales vasculaires ; elles présentent donc la même origine que les ostéoblastes.
Dans tous ces processus d’ostéo-destruction, les réactions vasculaires jouent un rôle prédominant, la congestion active et prolongée est un des principaux facteurs de la raréfaction osseuse. C’est peut-être par l’intermédiaire des vaisseaux ou plutôt du système neuro-vasculaire qu’agissent les facteurs mécaniques et autres qui président aux remaniements constants du tissu osseux.
A côté de l’ostéo-destruction, les réactions vasculaires jouent un rôle prédominant, la congestion active et prolongée est un des principaux facteurs de la raréfaction osseuse. C’est peut-être par l’intermédiaire des vaisseaux ou plutôt du système neuro-vasculaire qu’agissent les facteurs mécaniques et autres qui président aux remaniements constants du tissu osseux.
A côté de l’ostéo-destruction, la néoformation osseuse occupe une place non moins importante et dans la plupart des cas, cette néoformation est liée au processus destructif qui met en liberté les matières minérales et en sature les humeurs locales. Il suffit que du tissu conjonctif jeune se trouve dans le voisinage pour que l’ostéogène reprenne. Celle-ci aboutit dans l’os spongieux à l’épaississement des travées préexistantes ou à la constitution des nouvelles travées, dans l’os compact, des couches osseuses se déposent entre les parois des canaux de Havers dont le diamètre est ainsi réduit.
|
| Numéro du document : |
A 10511/AN 08 |
| Niveau Bibliographique : |
2 |
| Bull1 (Theme principale) : |
ANATOMIE |
| Bull2 (Theme secondaire) : |
ANATOMIE PATHOLOGIQUE |
Lésions élémentaires et inflammatoires des tissus osseux [texte imprimé] . - Masson et Compagnie, 1950 . - p 433-469. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
|
| Mots-clés : |
LESION INFLAMMATOIRE TISSU OSSEUX OSTEITE TUBERCULOSE OSSEUSE DYSTROPHIE OSSEUSE TROUBLE DU METABOLISME |
| Résumé : |
L’os est un tissu conjonctif dont la substance fondamentale s’est transformée en une masse dure, l’osséeine, cette transformation s’effectue en deux étapes, protéique et minérale.
L’activité de certaines personnes sécrétées par les ostéoblastes, entraîne des remaniements moléculaires qui transforment la prosséine en substance ostéoide, très avide de sels de chaux. Les anatomo-pathologistes ont l’habitude de désigner du même nom la matrice organique qui réapparaît après décalcification de l’os mais les deux substances ne sont pas identiques. La substance ostéoide, prête à se calcifier, se distingue par son affinité extraordinaire pour les sels minéraux.
Dans une seconde étape, la phosphatase ostéoplastique provoque par l’hydrolise des esthers phosphoriques et par l’élévation du Ph la précipitation des phosphates de chaux et de magnésie et du carbonate de calcium. La vitamine D intervient ensuite dans la fixation des sels minéraux sur le substrat organique, dernière phase de l’ossification.
La substance osseuse fondamentale forme des lamelles juxtaposées et soudées entre elles par un ciment. Ces systèmes lamellaires constituent des travées anastomosées qui ménagent entre elles des espaces assez larges, remplis de tissu médulaire. Dans l’os compact, les mêmes dispositions forment les systèmes de Havers qui s’emboîtent en couches concentriques et forment ainsi des cylindres, tassés les uns contre les autres et déformés par pression réciproque. Dans leur zone axiale, ces cylindres ménagent d’étroits espaces dans lesquels cheminent les vaisseaux nourriciers, ce sont les canaux de Havers.
L’os, une fois formé, ne persiste pas indéfiniment, les phénomènes de croissance et l’adaptation à des conditions mécaniques, sans cesse mobiles, déterminent des remaniements et nécessitent l’alternance constante de la destruction et de la réformation osseuse.
La destruction osseuse se produit tantôt par résorption simple (ostéolyse) souvent précédée d’halistérèse, tantôt par érosion lacunaire.
Le premier phénomène, la résorption simple, difficile à suivre histologiquement, ne devient évident que par ses résultats et il aboutit dans l’os compact, à un élargissement de plus en plus prononcé des canaux de Havers et dans l’os spongieux à une raréfaction, voire même à une disparition des trabécules osseuses.
Le second phénomène, l’érosion lacunaire, est lié à l’activité de cellules spéciales qui sont les ostéoclastes ou myéloplaxes, éléments volumineux, véritables plasmodes multinuclées, dont les noyaux s’accumulent au centre du corps cytoplasmique très chronophile. Ces cellules rongent la substance osseuse et y déterminent des lacunes profondes. Leur origine a été très discutée et on sait aujourd’hui qu’elles n’ont aucun rapport avec les cellules géantes de la moelle osseuse ou mégacaryocytes ; mais qu’elles se forment aux dépens des cellules conjonctives ou endothéliales vasculaires ; elles présentent donc la même origine que les ostéoblastes.
Dans tous ces processus d’ostéo-destruction, les réactions vasculaires jouent un rôle prédominant, la congestion active et prolongée est un des principaux facteurs de la raréfaction osseuse. C’est peut-être par l’intermédiaire des vaisseaux ou plutôt du système neuro-vasculaire qu’agissent les facteurs mécaniques et autres qui président aux remaniements constants du tissu osseux.
A côté de l’ostéo-destruction, les réactions vasculaires jouent un rôle prédominant, la congestion active et prolongée est un des principaux facteurs de la raréfaction osseuse. C’est peut-être par l’intermédiaire des vaisseaux ou plutôt du système neuro-vasculaire qu’agissent les facteurs mécaniques et autres qui président aux remaniements constants du tissu osseux.
A côté de l’ostéo-destruction, la néoformation osseuse occupe une place non moins importante et dans la plupart des cas, cette néoformation est liée au processus destructif qui met en liberté les matières minérales et en sature les humeurs locales. Il suffit que du tissu conjonctif jeune se trouve dans le voisinage pour que l’ostéogène reprenne. Celle-ci aboutit dans l’os spongieux à l’épaississement des travées préexistantes ou à la constitution des nouvelles travées, dans l’os compact, des couches osseuses se déposent entre les parois des canaux de Havers dont le diamètre est ainsi réduit.
|
| Numéro du document : |
A 10511/AN 08 |
| Niveau Bibliographique : |
2 |
| Bull1 (Theme principale) : |
ANATOMIE |
| Bull2 (Theme secondaire) : |
ANATOMIE PATHOLOGIQUE |
|