| Titre : |
Eléments de biologie générale |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Editeur : |
Maloine S.A. |
| Année de publication : |
1968 |
| Importance : |
p 6-19 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
|
| Mots-clés : |
BIOLOGIE CELLULE MATIERE VIVANTE |
| Résumé : |
La matière vivante ou protoplasma se distingue de la matière non vivante par sa propriété de s’accroître en assimilant à sa propre substance des matériaux empruntés au milieu dans lequel elle se trouve. Cette assimilation s’accompagne du rejet, hors de sa masse, de matériaux inutilisables résultant de sa destruction partielle et de son usure.
L’analyse chimique montre que cette matière vivante est une association de molécules diverses : protéines, lipides, glucides, cristalloides, en suspension, émulsion ou solution dans l’eau.
Le fait pour ces substances d’être mélangées en proportions comparables à celles de la matière vivante ne confère cependant pas au mélange les propriétés fondamentales de la vie.
Le jeu compliqué de ces phénomènes ne peut se produire que si les éléments de la matière vivanteont entre eux, des relations telles que les actions antagonistes de dissociation et de synthèse puissent se compenser très vite.Il faut quils aient entre eux, des relations topographiques convenables et constantes. La résultante morphologique de ces relations est une structure. Et la preuve qu’il en est ainsi, c’est qu’on peut tuer la matière vivante en rompant son équilibre interne par des moyens variés.Pour cela il suffit de modifier l’un ou l’autre de ses constituants ; on détruit aussi bien un globule rouge que l’on attaque ses micelles par une hémolysine que l’on attaque ses lipoides par la saponine ou que l’on dilue sa phase intermicellaire par l’eau distillée.
De plus, la récupération synthétique des micelles utilise et épuise les matériaux utilisables-nutritifs-présents dans la phase intermicellaire, s’ils n’étaient renouvelés. D’un autre côté, les déchets micellaires et leurs dérivés encombrent la phase intermicellaire et romprent l’équilibre de l’ensemble s’ils n’étaient éliminés. Une double translation en sens inverse de matériaux nutritifs et de déchets est indispensable à la persistance de la matière vivante.
Il sort de là que la matière vivante doit être en contact avec un milieu extérieur capable de lui fournir des matériaux nutritifs et de recevoir ses déchets.
Au surplus, les matériaux nutritifs doivent la pénétrer en totalité et les déchets en être éliminés rapidement.
Pour se maintenir, la matière vivante doit être limitée et en contact aussi intime que possible avec un milieu favorable à ses échanges. Elle doit être divisée en territoires assez petits pour que les translations matérielles à double sens puissent s’effectuer dans la totalité de leur masse. Ces territoires sont les cellules. |
| Numéro du document : |
A 10520/TR |
| Niveau Bibliographique : |
2 |
| Bull1 (Theme principale) : |
TRAUMATOLOGIE |
| Bull2 (Theme secondaire) : |
TRAUMATISME DES PARTIES MOLLES |
Eléments de biologie générale [texte imprimé] . - Maloine S.A., 1968 . - p 6-19. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
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| Mots-clés : |
BIOLOGIE CELLULE MATIERE VIVANTE |
| Résumé : |
La matière vivante ou protoplasma se distingue de la matière non vivante par sa propriété de s’accroître en assimilant à sa propre substance des matériaux empruntés au milieu dans lequel elle se trouve. Cette assimilation s’accompagne du rejet, hors de sa masse, de matériaux inutilisables résultant de sa destruction partielle et de son usure.
L’analyse chimique montre que cette matière vivante est une association de molécules diverses : protéines, lipides, glucides, cristalloides, en suspension, émulsion ou solution dans l’eau.
Le fait pour ces substances d’être mélangées en proportions comparables à celles de la matière vivante ne confère cependant pas au mélange les propriétés fondamentales de la vie.
Le jeu compliqué de ces phénomènes ne peut se produire que si les éléments de la matière vivanteont entre eux, des relations telles que les actions antagonistes de dissociation et de synthèse puissent se compenser très vite.Il faut quils aient entre eux, des relations topographiques convenables et constantes. La résultante morphologique de ces relations est une structure. Et la preuve qu’il en est ainsi, c’est qu’on peut tuer la matière vivante en rompant son équilibre interne par des moyens variés.Pour cela il suffit de modifier l’un ou l’autre de ses constituants ; on détruit aussi bien un globule rouge que l’on attaque ses micelles par une hémolysine que l’on attaque ses lipoides par la saponine ou que l’on dilue sa phase intermicellaire par l’eau distillée.
De plus, la récupération synthétique des micelles utilise et épuise les matériaux utilisables-nutritifs-présents dans la phase intermicellaire, s’ils n’étaient renouvelés. D’un autre côté, les déchets micellaires et leurs dérivés encombrent la phase intermicellaire et romprent l’équilibre de l’ensemble s’ils n’étaient éliminés. Une double translation en sens inverse de matériaux nutritifs et de déchets est indispensable à la persistance de la matière vivante.
Il sort de là que la matière vivante doit être en contact avec un milieu extérieur capable de lui fournir des matériaux nutritifs et de recevoir ses déchets.
Au surplus, les matériaux nutritifs doivent la pénétrer en totalité et les déchets en être éliminés rapidement.
Pour se maintenir, la matière vivante doit être limitée et en contact aussi intime que possible avec un milieu favorable à ses échanges. Elle doit être divisée en territoires assez petits pour que les translations matérielles à double sens puissent s’effectuer dans la totalité de leur masse. Ces territoires sont les cellules. |
| Numéro du document : |
A 10520/TR |
| Niveau Bibliographique : |
2 |
| Bull1 (Theme principale) : |
TRAUMATOLOGIE |
| Bull2 (Theme secondaire) : |
TRAUMATISME DES PARTIES MOLLES |
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