Titre : |
Le paludisme en 1988 dans un village des Hauts Plateaux malagasy : données épidémiologiques |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
J.P. Lepers, Auteur ; M.D. Andriamangatiana-Rason, Auteur ; J.A. Ramanamirija, Auteur |
Importance : |
p 97-130 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
|
Mots-clés : |
PALUDISME MADAGASIKARA DEPISTAGE DONNEE EPIDEMIOLOGIQUE MORTALITE PLASMODIUM FALCIPARUM |
Résumé : |
En 1988, l’Unité de Recherche sur le paludisme de l’Institut Pasteur de Madagasikara a installé un dispensaire dans un village situé à 15km de Tananarive. De Janvier à Juin, 2776 consultations ont été réalisées en dépistage passif, par ailleurs, les 200 enfants scolarisés de Manarintsoa ont été examinés à 3 reprises. A chaque examen clinique, correspond un examen biologique avec recherche d’hématozoaires sur frottis et goutte épaisse.
Les Index Parasitaires (IP) quelles que soient les tranches d’âge et le mois de prélèvement, sont supérieures à 50% avec un IP moyen de 74%.
Les Index Spléniques (IS) sont élevés, supérieurs à 60%, dans la population de 0 à 15 ans. En revanche, chez les adultes, ils sont faibles de l’ordre de 20%.
Les Index Paludométriques (IP et IS) de la population scolarisée (5 à 15 ans)sont constants et très élevés , supérieurs à 50% quel que soit le moment du prélèvement. Les Index Gamétocytaires chez ces enfants sont de 7,5% en Mai et de 7% en Octobre 1988.
L’influence sur la mortalité d’un diagnostic précis, suivi d’un traitement à des doses suffisantes d’antipaludéens, est démontrée. Les taux mensuels moyens de mortalité chutent dans ce village, de 12 pour mille pendant l’absence des enquêteurs, à 0,66% pour 1000 après l’installation du dispensaire. Ces chiffres officiels sont calculés pendant la période de transmission maximale.
L’étude des fièvres chez les sujets parasités et non parasités montre que ce critère de diagnostic n’a, dans cette zone de paludisme instable, que peu d’intérêt. Le traitement de masse de tous les fébriles , préconisé par certains auteurs, dans les zones de paludisme stable n’est efficace que sur 43% des malades de cette région.
En comparant le nombre de fois où les sujets suivis ont fait un nouvel accès palustre nécessitant un traitement, on a pu estimer que chaque habitant fait en moyenne 2 accès par an.
Plasmodium falciparum est toujours l’espèce prédominante, présent chez 85% des malades. Plasmodium vivax et plasmodium ovale sont présents et rarement Plasmodium malariae.
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Numéro du document : |
A 10413/SP 239 |
Niveau Bibliographique : |
2 |
Bull1 (Theme principale) : |
SANTE PUBLIQUE |
Bull2 (Theme secondaire) : |
EPIDEMIOLOGIE ET ENQUETE SANITAIRE |
Le paludisme en 1988 dans un village des Hauts Plateaux malagasy : données épidémiologiques [texte imprimé] / J.P. Lepers, Auteur ; M.D. Andriamangatiana-Rason, Auteur ; J.A. Ramanamirija, Auteur . - [s.d.] . - p 97-130. Langues : Français ( fre)
Catégories : |
SCIENCES MEDICALES
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Mots-clés : |
PALUDISME MADAGASIKARA DEPISTAGE DONNEE EPIDEMIOLOGIQUE MORTALITE PLASMODIUM FALCIPARUM |
Résumé : |
En 1988, l’Unité de Recherche sur le paludisme de l’Institut Pasteur de Madagasikara a installé un dispensaire dans un village situé à 15km de Tananarive. De Janvier à Juin, 2776 consultations ont été réalisées en dépistage passif, par ailleurs, les 200 enfants scolarisés de Manarintsoa ont été examinés à 3 reprises. A chaque examen clinique, correspond un examen biologique avec recherche d’hématozoaires sur frottis et goutte épaisse.
Les Index Parasitaires (IP) quelles que soient les tranches d’âge et le mois de prélèvement, sont supérieures à 50% avec un IP moyen de 74%.
Les Index Spléniques (IS) sont élevés, supérieurs à 60%, dans la population de 0 à 15 ans. En revanche, chez les adultes, ils sont faibles de l’ordre de 20%.
Les Index Paludométriques (IP et IS) de la population scolarisée (5 à 15 ans)sont constants et très élevés , supérieurs à 50% quel que soit le moment du prélèvement. Les Index Gamétocytaires chez ces enfants sont de 7,5% en Mai et de 7% en Octobre 1988.
L’influence sur la mortalité d’un diagnostic précis, suivi d’un traitement à des doses suffisantes d’antipaludéens, est démontrée. Les taux mensuels moyens de mortalité chutent dans ce village, de 12 pour mille pendant l’absence des enquêteurs, à 0,66% pour 1000 après l’installation du dispensaire. Ces chiffres officiels sont calculés pendant la période de transmission maximale.
L’étude des fièvres chez les sujets parasités et non parasités montre que ce critère de diagnostic n’a, dans cette zone de paludisme instable, que peu d’intérêt. Le traitement de masse de tous les fébriles , préconisé par certains auteurs, dans les zones de paludisme stable n’est efficace que sur 43% des malades de cette région.
En comparant le nombre de fois où les sujets suivis ont fait un nouvel accès palustre nécessitant un traitement, on a pu estimer que chaque habitant fait en moyenne 2 accès par an.
Plasmodium falciparum est toujours l’espèce prédominante, présent chez 85% des malades. Plasmodium vivax et plasmodium ovale sont présents et rarement Plasmodium malariae.
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Numéro du document : |
A 10413/SP 239 |
Niveau Bibliographique : |
2 |
Bull1 (Theme principale) : |
SANTE PUBLIQUE |
Bull2 (Theme secondaire) : |
EPIDEMIOLOGIE ET ENQUETE SANITAIRE |
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