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Taloha Mention de date : Numero special 2000 Paru le : 10/06/2022 |
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est un bulletin de Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar
[n° ou bulletin] est un bulletin de Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar Langues : Français (fre) |
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Dépouillements


Femme et Résidence familiale / Sophie Blanchy in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Femme et Résidence familiale : Quelques notes sur les règles, les faits contemporains et l'idéologie en Imerina Type de document : texte imprimé Auteurs : Sophie Blanchy, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : pp.39-64 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : FEMME,FAMILLE UXORILOCALE,REGLES,RELATIONS DES GENRES,SOCIETE CONTEMPORAINE, IMERINA Résumé : A travers la question de l'uxorilocalité, deux images opposées des relations entre les genres s'affrontent en Imerina. Si les discours dévalorisent l'homme qui suit sa femme, suggérant une inversion des genres et le désordre qui s'ensuit, les faits de résidence uxorilocale fréquents contredisent ce caractère négatif et soulignent la dimension cognatique de la filiation. Des récits de vie d'hommes et de femmes recueillis dans un village merina montrent comment les images de genre sont perçues et vécues dans les rôles de frères et soeurs, de fils et filles aussi bien que ceux de conjoints. L'inflexion agnatique qui apparaît dans l'idéologie laisse la place dans les faits au nécessaire pragmatisme de l'action sociale déterminé par l'accès à diverses ressources : composition des familles, relation à la terre, changements socio-économiques. Ces contradictions, variations de la règle ou sugne d'une évolution de la société merina contemporaine, apportent un éclairage sur le contenu complexe et contextuel de la conceptualisation des genres. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURE ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : ART
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - pp.39-64[article] Femme et Résidence familiale : Quelques notes sur les règles, les faits contemporains et l'idéologie en Imerina [texte imprimé] / Sophie Blanchy, Auteur . - 2022 . - pp.39-64.
Langues : Français (fre) Anglais (eng)
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - pp.39-64
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : FEMME,FAMILLE UXORILOCALE,REGLES,RELATIONS DES GENRES,SOCIETE CONTEMPORAINE, IMERINA Résumé : A travers la question de l'uxorilocalité, deux images opposées des relations entre les genres s'affrontent en Imerina. Si les discours dévalorisent l'homme qui suit sa femme, suggérant une inversion des genres et le désordre qui s'ensuit, les faits de résidence uxorilocale fréquents contredisent ce caractère négatif et soulignent la dimension cognatique de la filiation. Des récits de vie d'hommes et de femmes recueillis dans un village merina montrent comment les images de genre sont perçues et vécues dans les rôles de frères et soeurs, de fils et filles aussi bien que ceux de conjoints. L'inflexion agnatique qui apparaît dans l'idéologie laisse la place dans les faits au nécessaire pragmatisme de l'action sociale déterminé par l'accès à diverses ressources : composition des familles, relation à la terre, changements socio-économiques. Ces contradictions, variations de la règle ou sugne d'une évolution de la société merina contemporaine, apportent un éclairage sur le contenu complexe et contextuel de la conceptualisation des genres. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURE ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : ART Images et voix de femmes / Ramarosoa, Liliane in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Images et voix de femmes : le pouvoir de la parole féminine à travers le roman malgache d'expression française Type de document : texte imprimé Auteurs : Ramarosoa, Liliane, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : pp.295-316 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : FEMMES,ROMAN FEMININ,DISCOURS ROMANESCQUE,STATUT LITTERAIRE DES ROMANCIERS, MADAGASIKARA Résumé : L'objet de cette étude est d'analyser les images de la femme à travers le roman féminin. Une première partie définit les conditions de production et les projets romanesques des romancières afin de les situer dans les champs littéraires malagasy et francophone. Une seconde partie analyse à travers les techniques narratives et les procédés de l'énonciation, l'image de la femme idéale dans Pelandrova de Pelandrova DREO, le Pétale écarlate de Charlotte Rafenomanjato et Dadabé de Michèle Rakotoson (oeuvres dont les auteurs occupent chacune une place spécifique dans l'institution littéraire). Une dernière partie définit les enjeux symboliques et sociaux du discours romanesque en guise de conclusion. La comparaison des modes d'écriture révèle les différentes conceptions de la femme idéale, leurs ressemblances et leurs divergences. La mise en éclairage de ces discours par le statut littéraire et social des romancières met en relief le pouvoir symbolique du roman malagasy d'expression française, et d'une manière plus générale, de la création littéraire en situaation de contact des langues. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURE ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : ART
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - pp.295-316[article] Images et voix de femmes : le pouvoir de la parole féminine à travers le roman malgache d'expression française [texte imprimé] / Ramarosoa, Liliane, Auteur . - 2022 . - pp.295-316.
Langues : Français (fre) Anglais (eng)
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - pp.295-316
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : FEMMES,ROMAN FEMININ,DISCOURS ROMANESCQUE,STATUT LITTERAIRE DES ROMANCIERS, MADAGASIKARA Résumé : L'objet de cette étude est d'analyser les images de la femme à travers le roman féminin. Une première partie définit les conditions de production et les projets romanesques des romancières afin de les situer dans les champs littéraires malagasy et francophone. Une seconde partie analyse à travers les techniques narratives et les procédés de l'énonciation, l'image de la femme idéale dans Pelandrova de Pelandrova DREO, le Pétale écarlate de Charlotte Rafenomanjato et Dadabé de Michèle Rakotoson (oeuvres dont les auteurs occupent chacune une place spécifique dans l'institution littéraire). Une dernière partie définit les enjeux symboliques et sociaux du discours romanesque en guise de conclusion. La comparaison des modes d'écriture révèle les différentes conceptions de la femme idéale, leurs ressemblances et leurs divergences. La mise en éclairage de ces discours par le statut littéraire et social des romancières met en relief le pouvoir symbolique du roman malagasy d'expression française, et d'une manière plus générale, de la création littéraire en situaation de contact des langues. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURE ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : ART Note introductive sur le genre à Madagasikara / Sarah Fee in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Note introductive sur le genre à Madagasikara Type de document : texte imprimé Auteurs : Sarah Fee, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 13-35 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : GENRE LITTERATURE HISTOIRE MADAGASIKARA ANTHROPOLOGIE Résumé : Ce numéro spécial de Taloha vise à combler la lacune sur l'accessibilité des revues américaines et britanniques sur les études théoriques et ethnographiques en rassemblant des travaux de chercheurs qui prévilégient le genre dans leurs interprétations de l'ethnographie malagasy. Cette introduction a pour objet de donner le contexte historique de ces études et d'esquisser les principes de base de 'gender studies' qui ont émergé de "l'Anthropologie de la femme" des années 1970. Cette introduction est donc destinée, en premier lieu aux étudiants malagasy qui s'intéressent au sujet et elle fournit une bibliographie critique des études majeures existantes sur les femmes et sur le genre à Madagasikara. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : SOCIOLOGIE Bull2 (Theme secondaire) : ANTHROPOLOGIE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 13-35[article] Note introductive sur le genre à Madagasikara [texte imprimé] / Sarah Fee, Auteur . - 2022 . - p 13-35.
Langues : Français (fre) Anglais (eng)
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 13-35
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : GENRE LITTERATURE HISTOIRE MADAGASIKARA ANTHROPOLOGIE Résumé : Ce numéro spécial de Taloha vise à combler la lacune sur l'accessibilité des revues américaines et britanniques sur les études théoriques et ethnographiques en rassemblant des travaux de chercheurs qui prévilégient le genre dans leurs interprétations de l'ethnographie malagasy. Cette introduction a pour objet de donner le contexte historique de ces études et d'esquisser les principes de base de 'gender studies' qui ont émergé de "l'Anthropologie de la femme" des années 1970. Cette introduction est donc destinée, en premier lieu aux étudiants malagasy qui s'intéressent au sujet et elle fournit une bibliographie critique des études majeures existantes sur les femmes et sur le genre à Madagasikara. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : SOCIOLOGIE Bull2 (Theme secondaire) : ANTHROPOLOGIE The rights and wrongs of loin-washing / Karen Middleton in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : The rights and wrongs of loin-washing Type de document : texte imprimé Auteurs : Karen Middleton, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 65-98 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : MADAGASIKARA VALEUR CULTURELLE RITE MALAGASY KAREMBOLA Résumé : Chez les Karembola de l'extrême Sud de Madagasikara, une femme a le droit de demander un sacrifice pour purifier son corps lorsque son mari a dormi avec une "étrangère", c'est-à-dire une femme qui n'a aucune relation de parenté avec la sienne. Cet article décrit des valeurs culturelles sous-jacentes à cette pratique de "lavage des reins" (sasa valahané) et analyse la signification pour les constructions intellectuelles karembola du genre, du corps et de l'ancestralité. Cet article montre que les femmes karembola sont comme des hommes, marquées par l'ancestralité : si elles exigent ce sacrifice, c'est parce que des substances corporelles des femmes d'autres groupes agnatiques leur sont pernicieuses. Dans cette perspective, on voit que le lavage des reins est pour les Karembola l'une des façons de vivre la conviction profonde que le monde est constitué de groupes de descendances agnatiques distinctes. Pourtant, en même temps, cette image positive des femmes est niée quand les Karembola disent que la pratique du lavage des reins est le résultat de la malveillance des femmes. L'article examine les raisons de ces 2 représentations du lavage des reins et trouve que les contradictions sont compréhensibles si l'on prend en compte des processus dialectiques plus étendus des communautés villageoises karembola. Le lavage des reins a ces 2 connotations négative et positive parce que la vie vécue karembola elle-mêmefluctue entre une identité fondée sur la différence de filiation et une autre quiignore ces différences entre l'hostilité et la paix, et entre les différences et les ressemblances des hommes et des femmes. En examinant un certain nombre d'études de cas, l'article montre que la décision d'une femme de partager son mari avec d'autres femmes, ou bien d'insister pour qu'il fasse le lavage des reins, fait partie d'un système plus large de la réciprocité. Cette étude de la catégorie d'ampela masiake-une catégorie qui comprend une variété de significations et d'évaluations, qui va de la colère justifiée sanctionnée par les ancêtres jusqu'à la malveillance antisociale débridée-montre bien les contradictions qui entourent la pratique karembola du lavage des reins et aussi la capacité d'agir que les femmes karembola sont censées posséder. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 65-98[article] The rights and wrongs of loin-washing [texte imprimé] / Karen Middleton, Auteur . - 2022 . - p 65-98.
Langues : Français (fre) Anglais (eng)
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 65-98
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : MADAGASIKARA VALEUR CULTURELLE RITE MALAGASY KAREMBOLA Résumé : Chez les Karembola de l'extrême Sud de Madagasikara, une femme a le droit de demander un sacrifice pour purifier son corps lorsque son mari a dormi avec une "étrangère", c'est-à-dire une femme qui n'a aucune relation de parenté avec la sienne. Cet article décrit des valeurs culturelles sous-jacentes à cette pratique de "lavage des reins" (sasa valahané) et analyse la signification pour les constructions intellectuelles karembola du genre, du corps et de l'ancestralité. Cet article montre que les femmes karembola sont comme des hommes, marquées par l'ancestralité : si elles exigent ce sacrifice, c'est parce que des substances corporelles des femmes d'autres groupes agnatiques leur sont pernicieuses. Dans cette perspective, on voit que le lavage des reins est pour les Karembola l'une des façons de vivre la conviction profonde que le monde est constitué de groupes de descendances agnatiques distinctes. Pourtant, en même temps, cette image positive des femmes est niée quand les Karembola disent que la pratique du lavage des reins est le résultat de la malveillance des femmes. L'article examine les raisons de ces 2 représentations du lavage des reins et trouve que les contradictions sont compréhensibles si l'on prend en compte des processus dialectiques plus étendus des communautés villageoises karembola. Le lavage des reins a ces 2 connotations négative et positive parce que la vie vécue karembola elle-mêmefluctue entre une identité fondée sur la différence de filiation et une autre quiignore ces différences entre l'hostilité et la paix, et entre les différences et les ressemblances des hommes et des femmes. En examinant un certain nombre d'études de cas, l'article montre que la décision d'une femme de partager son mari avec d'autres femmes, ou bien d'insister pour qu'il fasse le lavage des reins, fait partie d'un système plus large de la réciprocité. Cette étude de la catégorie d'ampela masiake-une catégorie qui comprend une variété de significations et d'évaluations, qui va de la colère justifiée sanctionnée par les ancêtres jusqu'à la malveillance antisociale débridée-montre bien les contradictions qui entourent la pratique karembola du lavage des reins et aussi la capacité d'agir que les femmes karembola sont censées posséder. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE La dignité de la femme Tanala / Bodo Ravololomanga in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : La dignité de la femme Tanala Type de document : texte imprimé Auteurs : Bodo Ravololomanga, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 99-108 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : MADAGASIKARA FEMME TANALA GENRE VALEUR CULTURELLE Résumé : Bien que les Tanala aient une coutume originale où culmine le critère d'indifférenciation dans la parenté, le statut des femmes apparaît sur certains points presque aussi élevé que dans les systèmes matrilinéaires. Celles-ci disposent en effet d'un moyen de pression remarquable, le kabarom-biavy "palabre des femmes" : lorsque l'une d'entre elles se sent humiliée par un homme, elle s'adresse à la communauté féminine qui charge l'andriambavilanitra "princesse du Ciel" d'organiser la réplique. La femme est considérée dans cette société être à la source des lignées. Dans la vie quotidienne et dans les diverses cérémonies qui se passent au village, la femme est écoutée. On note toutefois que la dégradation de la situation économique malagasy a eu des répercussions sur l'idéal de fécondité pourtant ancré dans la culture tanala. Désormais on aspire à d'autres valeurs fondées la plupart du temps sur le matériel auxquelles les Tanala n'ont pas accès. L'enfant richesse peut devenir enfant fardeau et ce changement de mentalité risque de dévaloriser la place de la femme dans cette société. Numéro du document : 42484/DI034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 99-108[article] La dignité de la femme Tanala [texte imprimé] / Bodo Ravololomanga, Auteur . - 2022 . - p 99-108.
Langues : Français (fre) Anglais (eng)
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 99-108
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : MADAGASIKARA FEMME TANALA GENRE VALEUR CULTURELLE Résumé : Bien que les Tanala aient une coutume originale où culmine le critère d'indifférenciation dans la parenté, le statut des femmes apparaît sur certains points presque aussi élevé que dans les systèmes matrilinéaires. Celles-ci disposent en effet d'un moyen de pression remarquable, le kabarom-biavy "palabre des femmes" : lorsque l'une d'entre elles se sent humiliée par un homme, elle s'adresse à la communauté féminine qui charge l'andriambavilanitra "princesse du Ciel" d'organiser la réplique. La femme est considérée dans cette société être à la source des lignées. Dans la vie quotidienne et dans les diverses cérémonies qui se passent au village, la femme est écoutée. On note toutefois que la dégradation de la situation économique malagasy a eu des répercussions sur l'idéal de fécondité pourtant ancré dans la culture tanala. Désormais on aspire à d'autres valeurs fondées la plupart du temps sur le matériel auxquelles les Tanala n'ont pas accès. L'enfant richesse peut devenir enfant fardeau et ce changement de mentalité risque de dévaloriser la place de la femme dans cette société. Numéro du document : 42484/DI034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE Royal affairs and the power of (fictive) kin / Lesley A. Sharp in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
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Titre : Royal affairs and the power of (fictive) kin : Mediumship, maternity and the contemporary politics of Bemazava identity Type de document : texte imprimé Auteurs : Lesley A. Sharp, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 111-134 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : MADAGASIKARA BEMAZAVA VALEUR CULTURELLE MIGRATION SAMBIRANO Résumé : La vallée du Sambirano est une région fertile et prospère du Nord-Ouest malagasy et elle est aussi le tanindrazana du groupe Bemazava, la branche le plus au Nord des royaumes sakalava qui s'étendent sur toute la côte ouest de l'Ile. Depuis le début du siècle, ce paysage sacré a été dominé par les concessions, grandes et petites, établies lors de la colonisation française. A partir des années 20, ces concessions font appel à une main d'oeuvre à grande échelle et des immigrés sont venus en grand nombre pour des séjours courts ou longs. Quant aux autochtones sakalava, les propriétaires originaux de la région de Sambirano dits "enfants de la terre" (tera-tany), ils ont toujours refusé de s'engager aux concessions et en conséquence, presque la moitié de la population de la ville d'Ambanja est constituée des immigrés non-sakalava, dit "vahiny" qui y sont venus chercher fortune. A cause de cette invasion de leur territoire, des sakalava urbains se méfient des étrangers, pourtant ils ont une longue tradition historique d'assimiler de nombreux groupes-malagasy aussi bien qu'étrangers-qui s'installent chez eux et prennent leurs filles comme épouses. Etant donné ce contexte, 3 questions se posent : par quels moyens ces immigrés sont-ils assimilés dans les communautés sakalava? Comment l'identité autochtone sakalava, garde-t-elle son intégrité face à cette invasion au lieu de se fragmenter?Quels sont les facteurs en dehors de l'ethnicité-tel l'âge et le genre-qui médisent l'incorporation?
Cet article examine les dynamiques du genre, de la migration et du pouvoir dans cette région pluri-culturelle. D'après l'analyse, les femmes immigrées arrivent à accéder au statut de tera-tany plus facile que les hommes. Dans cette communauté où le pluri-culturalisme et le métissage confondent des définitions locales de l'identité, la parenté fictive se présente comme un moyen important de préserver un sens cohésif de ce que c'est dêtre Bemazava tera-tany. 2 institutions sont intéressantes à cet égard : la première est le tromba, la possession par des ancêtres royaux sakalava. On peut compter dans ce culte quelques médiums mâles mais la plupart sont des femmes. Dans la ville même d'Ambanja, le tromba est tès répandu et la plupart des femmesy participent mais pour y participer, il faut un accès aux réseaux des médiums les plus établis; donc pas à la portée des nouveaux venus. C'est intéressant de noter que quand une femme de statut vahiny est inaugurée comme médium, elle est transformée en tera-tany, en incarnant des ancêtres royaux, elle devient sakalava.
Une seconde institution qui favorise les femmes sur les hommes est le domaine des pratiques post-partum. Les sakalava du nord sont uniques dans l'ethnographie malagasy dans le sens où ils pratiquent le ranginalo, des pratiques post-partum froides. Dans le Nord, on croit que tous les autres groupes malagasy et étrangers suivent les traditions du mifana/mafana "chaudes. Quand un enfant est né d'une union mixte sakalava et non-sakalava, c'est à la mère de choisir entre les 2 traditions, le chaud ou le froid. Comme le disent les Sakalava, le ranginalo est plus fort que le mifana/mafana donc pour mieux protéger la santé de l'enfant, des mères optent souvent pour le ranginalo. En le choisissant, une femme devient sakalava, son enfant par contre est marqué comme sakalava pour la vie, du fait que sa mère a suivi le ranginalo après sa naissance. En conclusion, ces 2 institutions aident à une intégration plus facile pour des femmes immigrées vahiny (et aussi leurs enfants) dans des communautés Bemazava tera-tany que pour des hommes. Il en résulte que des femmes ont plus de possibilités de se transformer en sakalava tandis que les hommes tendent à rester des étrangers dans le Sambirano.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 111-134[article] Royal affairs and the power of (fictive) kin : Mediumship, maternity and the contemporary politics of Bemazava identity [texte imprimé] / Lesley A. Sharp, Auteur . - 2022 . - p 111-134.
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in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 111-134
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : MADAGASIKARA BEMAZAVA VALEUR CULTURELLE MIGRATION SAMBIRANO Résumé : La vallée du Sambirano est une région fertile et prospère du Nord-Ouest malagasy et elle est aussi le tanindrazana du groupe Bemazava, la branche le plus au Nord des royaumes sakalava qui s'étendent sur toute la côte ouest de l'Ile. Depuis le début du siècle, ce paysage sacré a été dominé par les concessions, grandes et petites, établies lors de la colonisation française. A partir des années 20, ces concessions font appel à une main d'oeuvre à grande échelle et des immigrés sont venus en grand nombre pour des séjours courts ou longs. Quant aux autochtones sakalava, les propriétaires originaux de la région de Sambirano dits "enfants de la terre" (tera-tany), ils ont toujours refusé de s'engager aux concessions et en conséquence, presque la moitié de la population de la ville d'Ambanja est constituée des immigrés non-sakalava, dit "vahiny" qui y sont venus chercher fortune. A cause de cette invasion de leur territoire, des sakalava urbains se méfient des étrangers, pourtant ils ont une longue tradition historique d'assimiler de nombreux groupes-malagasy aussi bien qu'étrangers-qui s'installent chez eux et prennent leurs filles comme épouses. Etant donné ce contexte, 3 questions se posent : par quels moyens ces immigrés sont-ils assimilés dans les communautés sakalava? Comment l'identité autochtone sakalava, garde-t-elle son intégrité face à cette invasion au lieu de se fragmenter?Quels sont les facteurs en dehors de l'ethnicité-tel l'âge et le genre-qui médisent l'incorporation?
Cet article examine les dynamiques du genre, de la migration et du pouvoir dans cette région pluri-culturelle. D'après l'analyse, les femmes immigrées arrivent à accéder au statut de tera-tany plus facile que les hommes. Dans cette communauté où le pluri-culturalisme et le métissage confondent des définitions locales de l'identité, la parenté fictive se présente comme un moyen important de préserver un sens cohésif de ce que c'est dêtre Bemazava tera-tany. 2 institutions sont intéressantes à cet égard : la première est le tromba, la possession par des ancêtres royaux sakalava. On peut compter dans ce culte quelques médiums mâles mais la plupart sont des femmes. Dans la ville même d'Ambanja, le tromba est tès répandu et la plupart des femmesy participent mais pour y participer, il faut un accès aux réseaux des médiums les plus établis; donc pas à la portée des nouveaux venus. C'est intéressant de noter que quand une femme de statut vahiny est inaugurée comme médium, elle est transformée en tera-tany, en incarnant des ancêtres royaux, elle devient sakalava.
Une seconde institution qui favorise les femmes sur les hommes est le domaine des pratiques post-partum. Les sakalava du nord sont uniques dans l'ethnographie malagasy dans le sens où ils pratiquent le ranginalo, des pratiques post-partum froides. Dans le Nord, on croit que tous les autres groupes malagasy et étrangers suivent les traditions du mifana/mafana "chaudes. Quand un enfant est né d'une union mixte sakalava et non-sakalava, c'est à la mère de choisir entre les 2 traditions, le chaud ou le froid. Comme le disent les Sakalava, le ranginalo est plus fort que le mifana/mafana donc pour mieux protéger la santé de l'enfant, des mères optent souvent pour le ranginalo. En le choisissant, une femme devient sakalava, son enfant par contre est marqué comme sakalava pour la vie, du fait que sa mère a suivi le ranginalo après sa naissance. En conclusion, ces 2 institutions aident à une intégration plus facile pour des femmes immigrées vahiny (et aussi leurs enfants) dans des communautés Bemazava tera-tany que pour des hommes. Il en résulte que des femmes ont plus de possibilités de se transformer en sakalava tandis que les hommes tendent à rester des étrangers dans le Sambirano.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE Childbirth and the affiliation of children in northwestern madagasikara / Gillian Feeley-Harnik in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Childbirth and the affiliation of children in northwestern madagasikara Type de document : texte imprimé Auteurs : Gillian Feeley-Harnik, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 135-172 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : MADAGASIKARA NAISSANCE COUTUMES AFFILIATION DES ENFANTS Résumé : Cet article est inspiré d'une histoire concernant la naissance et la maîtrise des enfants racontée par deux femmes lors d'enquêtes sur la naissance en 1989 dans la région d'Analalava. Selon cette histoire, Dieu donna le choix suivant à une femme : qu'il la tue ou qu'il tue son enfant. Elle a proposé l'enfant. Dieu a proclamé que dorénavant, les enfants appartiendront aux hommes. Cette histoire crée un portrait morne et rancunier des femmes en couches : "l'homme est le maître des enfants" et non pas la femme qui donne la vie, parce que le premier a le courage de se sacrifier tandis que la femme, soi-disant ne l'avait pas. Pourtant cette histoire contredit les réalités de la naissance. L'aspect le plus frappant de l'acte d'accouchement dans cette région est le courage des femmes de mettre en avant une autre vie qui n'est pas encore certaine et le courage face à un taux de mortalité enfantine actuel de 120 sur 1000 couches et un taux de mortalité maternelle de 2,4 sur 1000 couches. "La maîtrise des enfants" par l'homme se complique aussi dès qu'on considère les identités variables de cet "homme" générique : suivant les circonstances, il peut être le père, l'amant, le mari, le frère, le fils ou bien un citoyen de l'Etat malagasy soumis aux lois et aux coutumes locales qui ont aussi leur mot à dire sur l'identité et sur la garde des enfants.
Le premier but de cet article est de documenter l'héroisme des femmes face à une lutte mortelle qui ne garantit jamais qu'elles en sortiront vivantes. Les gens de cette région disent que la naissance est la lutte de sagaie des femmes (ady antsaboa), comparable à la circoncision des hommes. Dans ses études sur l'Imerina, Maurice Bloch (1986) insiste sur le fait que le rite de circoncision (comme les rites funéraires ou ceux des seconds enterrements ) est le moyen par lequel les hommes s'établissent comme chefs de lignée en dévalorisant les relations associées avec la naissance, la mort et les femmes. Cette dévalorisation des actions humaines à travers les rites de plus en plus isolés des croyances et pratiques quotidiennes, transforme les rites en idéologie : "des présentations sous un faux jour du monde qui justifie l'exploitation " (1986 : 175). La défaite des femmes, effectuée, soi-disant, au cours de ces rites, permet la mort physique de se transformer en une renaissance sociale. Ce sont les hommes qui contrôlent ces transformations, tandis que les femmes laissées porter le cadavre sont polluées par la mort. Bloch insiste aussi que ces rites de passage-la circoncision et les funérailles -sont plus importants que la naissance pour former l'identité sociale de la personne.
Comme Bloch, le problème est abordé avec une approche sociologique et non psychologique. Mais dans la perspective de l'auteur, les intérêts en jeu sont beaucoup plus compliqués à cause des variations régionales et des facteurs politico-économiques et historiques qui s'y insèrent. Il est certain que les résidents du Nord-Ouest malagasy considèrent certains aspects de la naissance pour former l'identité sociale de la personne. Comme Bloch, le problème est abordé avec une approche sociologique et non psychologique mais dans la perspective de l'auteur, les intérêts en jeu sont beaucoup plus compliqués à cause des variations régionales, et des facteurs politico-économiques et histotiques qu s'y insèrent. Il est certain que les résidents du Nord-Ouest malagasy considèrent certains aspects de la naissance comme impurs, dangereux et pernicieux or ils ont conscience aussi des inégalités politico-économiques qui contribuent à rendre la vie de certains des leurs, dangereuse ou polluée.
Dans ses travaux antérieurs, l'auteur a souligné que les rites funéraires, quelque soit le rang social du défunt nécessitent une collaboration étroite entre les femmes et les hommes. Il en est de même pour la naissance et à partir des données ethnographiques et historiques présentées ici, la naissance est un évènement critique dans la formation de l'identité de l'individu parce qu'elle l'établit comme étant l'enfant d'un père et d'une mère.
Il est utile de voir comment les problèmes des femmes et des enfants dans des sociétés diverses comme à Madagasikara, en France et aux USA, sont liés par les préoccupations communes de la naissance et de la maternité mais aussi par leur participation dans les rapports politico-économiques mondiales qui contribuent à l'appauvrissement des femmes et des enfants en général.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 135-172[article] Childbirth and the affiliation of children in northwestern madagasikara [texte imprimé] / Gillian Feeley-Harnik, Auteur . - 2022 . - p 135-172.
Langues : Français (fre) Anglais (eng)
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 135-172
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : MADAGASIKARA NAISSANCE COUTUMES AFFILIATION DES ENFANTS Résumé : Cet article est inspiré d'une histoire concernant la naissance et la maîtrise des enfants racontée par deux femmes lors d'enquêtes sur la naissance en 1989 dans la région d'Analalava. Selon cette histoire, Dieu donna le choix suivant à une femme : qu'il la tue ou qu'il tue son enfant. Elle a proposé l'enfant. Dieu a proclamé que dorénavant, les enfants appartiendront aux hommes. Cette histoire crée un portrait morne et rancunier des femmes en couches : "l'homme est le maître des enfants" et non pas la femme qui donne la vie, parce que le premier a le courage de se sacrifier tandis que la femme, soi-disant ne l'avait pas. Pourtant cette histoire contredit les réalités de la naissance. L'aspect le plus frappant de l'acte d'accouchement dans cette région est le courage des femmes de mettre en avant une autre vie qui n'est pas encore certaine et le courage face à un taux de mortalité enfantine actuel de 120 sur 1000 couches et un taux de mortalité maternelle de 2,4 sur 1000 couches. "La maîtrise des enfants" par l'homme se complique aussi dès qu'on considère les identités variables de cet "homme" générique : suivant les circonstances, il peut être le père, l'amant, le mari, le frère, le fils ou bien un citoyen de l'Etat malagasy soumis aux lois et aux coutumes locales qui ont aussi leur mot à dire sur l'identité et sur la garde des enfants.
Le premier but de cet article est de documenter l'héroisme des femmes face à une lutte mortelle qui ne garantit jamais qu'elles en sortiront vivantes. Les gens de cette région disent que la naissance est la lutte de sagaie des femmes (ady antsaboa), comparable à la circoncision des hommes. Dans ses études sur l'Imerina, Maurice Bloch (1986) insiste sur le fait que le rite de circoncision (comme les rites funéraires ou ceux des seconds enterrements ) est le moyen par lequel les hommes s'établissent comme chefs de lignée en dévalorisant les relations associées avec la naissance, la mort et les femmes. Cette dévalorisation des actions humaines à travers les rites de plus en plus isolés des croyances et pratiques quotidiennes, transforme les rites en idéologie : "des présentations sous un faux jour du monde qui justifie l'exploitation " (1986 : 175). La défaite des femmes, effectuée, soi-disant, au cours de ces rites, permet la mort physique de se transformer en une renaissance sociale. Ce sont les hommes qui contrôlent ces transformations, tandis que les femmes laissées porter le cadavre sont polluées par la mort. Bloch insiste aussi que ces rites de passage-la circoncision et les funérailles -sont plus importants que la naissance pour former l'identité sociale de la personne.
Comme Bloch, le problème est abordé avec une approche sociologique et non psychologique. Mais dans la perspective de l'auteur, les intérêts en jeu sont beaucoup plus compliqués à cause des variations régionales et des facteurs politico-économiques et historiques qui s'y insèrent. Il est certain que les résidents du Nord-Ouest malagasy considèrent certains aspects de la naissance pour former l'identité sociale de la personne. Comme Bloch, le problème est abordé avec une approche sociologique et non psychologique mais dans la perspective de l'auteur, les intérêts en jeu sont beaucoup plus compliqués à cause des variations régionales, et des facteurs politico-économiques et histotiques qu s'y insèrent. Il est certain que les résidents du Nord-Ouest malagasy considèrent certains aspects de la naissance comme impurs, dangereux et pernicieux or ils ont conscience aussi des inégalités politico-économiques qui contribuent à rendre la vie de certains des leurs, dangereuse ou polluée.
Dans ses travaux antérieurs, l'auteur a souligné que les rites funéraires, quelque soit le rang social du défunt nécessitent une collaboration étroite entre les femmes et les hommes. Il en est de même pour la naissance et à partir des données ethnographiques et historiques présentées ici, la naissance est un évènement critique dans la formation de l'identité de l'individu parce qu'elle l'établit comme étant l'enfant d'un père et d'une mère.
Il est utile de voir comment les problèmes des femmes et des enfants dans des sociétés diverses comme à Madagasikara, en France et aux USA, sont liés par les préoccupations communes de la naissance et de la maternité mais aussi par leur participation dans les rapports politico-économiques mondiales qui contribuent à l'appauvrissement des femmes et des enfants en général.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE Food for pregnancy : procreation, marriage and images of gender among the vezo of western madagasikara / Rita Astuti in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Food for pregnancy : procreation, marriage and images of gender among the vezo of western madagasikara Type de document : texte imprimé Auteurs : Rita Astuti, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 173-192 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : PROCREATION MARIAGE MADAGASIKARA VEZO GENRE MATERNITE Résumé : On discute ici la crainte qu'ont les Vezo- société de pêcheurs de la côte occidentale de Madagasikara - de voir leur population masculine "engrossée" à la suite d'une prise particulière de nourriture. L'analyse de la parenté, celle des idées qui s'attachent à la procréation, les constructions et les représentations afférentes à cette frayeur de la grossesse masculine qu'élabore et domine la cérémonie du mariage d'où surgissent deux images conjointes : la non reconnaissance d'une distinction des sexes où la similitude de tous ignore la différence et la différenciation sexuelle où les les genres du masculin et du féminin occupent une place de première importance. On montre comment ces deux images se constituent l'une par l'autre sans jamais être contradictoires. La conclusion soutient l'idée que toute analyse des distinctions de sexe qui s'appuierait sur la seule notion de différence s'engage dans une impasse si elle n'inclue pas en même temps l'idée d'indifférenciation. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 05 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 173-192[article] Food for pregnancy : procreation, marriage and images of gender among the vezo of western madagasikara [texte imprimé] / Rita Astuti, Auteur . - 2022 . - p 173-192.
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in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 173-192
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : PROCREATION MARIAGE MADAGASIKARA VEZO GENRE MATERNITE Résumé : On discute ici la crainte qu'ont les Vezo- société de pêcheurs de la côte occidentale de Madagasikara - de voir leur population masculine "engrossée" à la suite d'une prise particulière de nourriture. L'analyse de la parenté, celle des idées qui s'attachent à la procréation, les constructions et les représentations afférentes à cette frayeur de la grossesse masculine qu'élabore et domine la cérémonie du mariage d'où surgissent deux images conjointes : la non reconnaissance d'une distinction des sexes où la similitude de tous ignore la différence et la différenciation sexuelle où les les genres du masculin et du féminin occupent une place de première importance. On montre comment ces deux images se constituent l'une par l'autre sans jamais être contradictoires. La conclusion soutient l'idée que toute analyse des distinctions de sexe qui s'appuierait sur la seule notion de différence s'engage dans une impasse si elle n'inclue pas en même temps l'idée d'indifférenciation. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 05 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE Quelques aspects de la condition de vie des femmes en pays Betsimisaraka, cas de Beforona / Lala Raharinjanahary in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Quelques aspects de la condition de vie des femmes en pays Betsimisaraka, cas de Beforona Type de document : texte imprimé Auteurs : Lala Raharinjanahary, Auteur ; Noro Hanta Lalao Rasoarinaivo, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p195-218 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : BETSIMISARAKA BEFORONA MADAGASIKARA CONDITION DE VIE GENRE ROLE DES FEMMES Résumé : En général, les femmes malagasy rurales ont un rôle public effacé, cependant elles occupent une place importante au niveau de la famille et de l'économie, bien qu'elles soient souvent moins payées que les hommes. En partant de ces hypothèses et dans la mesure où la femme est un partenaire réel dans le développement, il est donc indispensable de connaître davantage la situation des femmes betsimisaraka dans la zone de Beforona afin de mieux cibler les actions de développement en leur faveur. Le présent article rend compte de quelques aspects de la condition de vie des femmes, touchant aux niveaux sociaux et économiques dans les villages de Fierenanade Vakampotsy et d'Ambatomasina.
Au niveau social, on a abordé l'éducation et le planning familial et l'éducation inclut la formation traditionnelle et la scolarité . Jusqu'à huit ans, l'éducation de l'enfant est indifférenciée. Passé cet âge, les filles restent avec leur mère et les garçons avec leur père. La scolarité connaît bien des problèmes à Beforona, néanmoins on enregistre une certaine motivation des filles à l'école pour l'instruction. Quant au planning familial, bien qu'informés, les femmes et les hommes sont encore très peu acquis à cette idée.
Sur le plan économique, la participation des femmes est énorme : mis à part quelques travaux bien précis, comme le défrichement masculin ou le repiquage féminin, le reste des travaux des champs est fait en commun. La répartition des tâches selon le genre existe néanmoins comme au niveau du ménage ou des activités de chasse. Mais comme dans la plupart des ménages malagasy, les décisions sont communes et la femme gère le quotidien. Le cas échéant, elle prend la conduite des travaux des champs. Une des particularités de la condition des femmes à Beforona est que le salaire des travaux journaliers est identique celui de l'homme.
Signe des temps, dans les innovations agricoles, les hommes repiquent le riz, en somme, la femme Betsimisaraka vit dans une société plutôt pragmatique et équilibrée.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p195-218[article] Quelques aspects de la condition de vie des femmes en pays Betsimisaraka, cas de Beforona [texte imprimé] / Lala Raharinjanahary, Auteur ; Noro Hanta Lalao Rasoarinaivo, Auteur . - 2022 . - p195-218.
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in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p195-218
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : BETSIMISARAKA BEFORONA MADAGASIKARA CONDITION DE VIE GENRE ROLE DES FEMMES Résumé : En général, les femmes malagasy rurales ont un rôle public effacé, cependant elles occupent une place importante au niveau de la famille et de l'économie, bien qu'elles soient souvent moins payées que les hommes. En partant de ces hypothèses et dans la mesure où la femme est un partenaire réel dans le développement, il est donc indispensable de connaître davantage la situation des femmes betsimisaraka dans la zone de Beforona afin de mieux cibler les actions de développement en leur faveur. Le présent article rend compte de quelques aspects de la condition de vie des femmes, touchant aux niveaux sociaux et économiques dans les villages de Fierenanade Vakampotsy et d'Ambatomasina.
Au niveau social, on a abordé l'éducation et le planning familial et l'éducation inclut la formation traditionnelle et la scolarité . Jusqu'à huit ans, l'éducation de l'enfant est indifférenciée. Passé cet âge, les filles restent avec leur mère et les garçons avec leur père. La scolarité connaît bien des problèmes à Beforona, néanmoins on enregistre une certaine motivation des filles à l'école pour l'instruction. Quant au planning familial, bien qu'informés, les femmes et les hommes sont encore très peu acquis à cette idée.
Sur le plan économique, la participation des femmes est énorme : mis à part quelques travaux bien précis, comme le défrichement masculin ou le repiquage féminin, le reste des travaux des champs est fait en commun. La répartition des tâches selon le genre existe néanmoins comme au niveau du ménage ou des activités de chasse. Mais comme dans la plupart des ménages malagasy, les décisions sont communes et la femme gère le quotidien. Le cas échéant, elle prend la conduite des travaux des champs. Une des particularités de la condition des femmes à Beforona est que le salaire des travaux journaliers est identique celui de l'homme.
Signe des temps, dans les innovations agricoles, les hommes repiquent le riz, en somme, la femme Betsimisaraka vit dans une société plutôt pragmatique et équilibrée.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE Gender and social change in Merina rural society / Marianne Skjortnes in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Gender and social change in Merina rural society Type de document : texte imprimé Auteurs : Marianne Skjortnes, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 219-238 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : GENRE CHANGEMENT SOCIAL IMERINA SOCIETE RURALE Résumé : Cet article est basé sur les études de terrain effectuées dans la région du Vakinankaratra des Hauts plateaux malagasy. Dans cette région, ces dernières dernières, on peut constater une évolution progressive de l'économie de subsistance vers une économie de marché. L'hypothèse présentée ici c'est que les processus de la diversification économique, combinés avec le manque progressif de terres et avec l'introduction de nouvelles techniques et technologies agricoles, ont changé les relations entre hommes et femmes. Tous ces changements ont servi à diminuer le pouvoir et l'influence des femmes dans la société merina.
Dans la littérature sur les femmes et le développement, il y a jusqu'ici tendance à présenter les femmes comme une catégorie homogène; par conséquent, cette littérature néglige la plupart du temps les divisions de classes. Il faut rappeler que les femmes, autant que les hommes, sont membres de classes sociales différentes et que la classe détermine en grande partie les effets que portent les transformations sociales. La transition vers une économie de marché est donc accompagnée par un processus de différenciation avec des gagnants et des perdants des 2 sexes.
Les rapports de genre dans la société rurale merina sont saisis à travers une étude de l'organisation de la maisonnée, c'est-à-dire la base pour la coordination de la division sexuelle du travail et c'est aussi le lieu où les hommes et les femmes coopèrent pour accomplir les tâches quotidiennes.
La vie d'une femme en Imerina est déterminée par la position économique de la maisonnée et par la position de la femme dans la maisonnée. L'accès à la terre et aux moyens de production et les revenus sont tous des facteurs qui exercent une influence majeure sur les conditions féminines de travail et de vie. Le travail dévolu aux femmes est en général énorme et comprend le soin des enfants et des vieillards, la cuisine, les tâches ménagères, les travaux agricoles et le commerce. A cause de tous ces rôles importants sur le plan domestique, les femmes ont toujours de l'influence au niveau de la maisonnée mais le degré dépend du nombre d'occupants et de la composition par âge et par sexe de la maisonnée et des possibilités économiques.
La différenciation entre maisonnées dans le Vakinankaratra est déterminée par l'accès à la terre : selon les droits différents à la terre, selon la quantité disponible, selon que le paysan est propriétaire de la terre ou s'il est locataire et métayer, tout cela revêt importance déterminante.
Les changements socio-économiques modifient les possibilités des femmes et des hommes et l'introduction de nouvelles technologies agricoles change les tâches féminines et transforme la division sexuelle du travail. Les enquêtes suggèrent qu'au cours des années, ces changements ont pour effet de marginaliser les femmes de la production agricole. Les hommes remplacent des femmes dans les tâches que celles-ci ont initié et coordonné auparavant. De surcroît, les projets de développement agissent le plus souvent en faveur des hommes. Par conséquent ce sont eux qui prennent des décisions concernant ces nouveautés et les transformations socio-économiques. L'appauvrissement touche les hommes et les femmes mais ses effets sont différents selon les femmes. Quelques-unes sans doute ont bénéficié de l'accroissement de ressources et de la réduction des tâches mais la majorité se trouve dans une situation telle qu'elles perdent leur autorité et leur influence au niveau de la communauté et de la maisonnée.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 219-238[article] Gender and social change in Merina rural society [texte imprimé] / Marianne Skjortnes, Auteur . - 2022 . - p 219-238.
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in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 219-238
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : GENRE CHANGEMENT SOCIAL IMERINA SOCIETE RURALE Résumé : Cet article est basé sur les études de terrain effectuées dans la région du Vakinankaratra des Hauts plateaux malagasy. Dans cette région, ces dernières dernières, on peut constater une évolution progressive de l'économie de subsistance vers une économie de marché. L'hypothèse présentée ici c'est que les processus de la diversification économique, combinés avec le manque progressif de terres et avec l'introduction de nouvelles techniques et technologies agricoles, ont changé les relations entre hommes et femmes. Tous ces changements ont servi à diminuer le pouvoir et l'influence des femmes dans la société merina.
Dans la littérature sur les femmes et le développement, il y a jusqu'ici tendance à présenter les femmes comme une catégorie homogène; par conséquent, cette littérature néglige la plupart du temps les divisions de classes. Il faut rappeler que les femmes, autant que les hommes, sont membres de classes sociales différentes et que la classe détermine en grande partie les effets que portent les transformations sociales. La transition vers une économie de marché est donc accompagnée par un processus de différenciation avec des gagnants et des perdants des 2 sexes.
Les rapports de genre dans la société rurale merina sont saisis à travers une étude de l'organisation de la maisonnée, c'est-à-dire la base pour la coordination de la division sexuelle du travail et c'est aussi le lieu où les hommes et les femmes coopèrent pour accomplir les tâches quotidiennes.
La vie d'une femme en Imerina est déterminée par la position économique de la maisonnée et par la position de la femme dans la maisonnée. L'accès à la terre et aux moyens de production et les revenus sont tous des facteurs qui exercent une influence majeure sur les conditions féminines de travail et de vie. Le travail dévolu aux femmes est en général énorme et comprend le soin des enfants et des vieillards, la cuisine, les tâches ménagères, les travaux agricoles et le commerce. A cause de tous ces rôles importants sur le plan domestique, les femmes ont toujours de l'influence au niveau de la maisonnée mais le degré dépend du nombre d'occupants et de la composition par âge et par sexe de la maisonnée et des possibilités économiques.
La différenciation entre maisonnées dans le Vakinankaratra est déterminée par l'accès à la terre : selon les droits différents à la terre, selon la quantité disponible, selon que le paysan est propriétaire de la terre ou s'il est locataire et métayer, tout cela revêt importance déterminante.
Les changements socio-économiques modifient les possibilités des femmes et des hommes et l'introduction de nouvelles technologies agricoles change les tâches féminines et transforme la division sexuelle du travail. Les enquêtes suggèrent qu'au cours des années, ces changements ont pour effet de marginaliser les femmes de la production agricole. Les hommes remplacent des femmes dans les tâches que celles-ci ont initié et coordonné auparavant. De surcroît, les projets de développement agissent le plus souvent en faveur des hommes. Par conséquent ce sont eux qui prennent des décisions concernant ces nouveautés et les transformations socio-économiques. L'appauvrissement touche les hommes et les femmes mais ses effets sont différents selon les femmes. Quelques-unes sans doute ont bénéficié de l'accroissement de ressources et de la réduction des tâches mais la majorité se trouve dans une situation telle qu'elles perdent leur autorité et leur influence au niveau de la communauté et de la maisonnée.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE Women, politics and economics : case studies from the Ankarana region / Lisa L. Gezon in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Women, politics and economics : case studies from the Ankarana region Type de document : texte imprimé Auteurs : Lisa L. Gezon, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 239-260 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : GENRE POLITIQUE ANKARANA MADAGASIKARA Résumé : Les femmes qui habitent le côté occidental du massif Ankarana du nord malagasy n'ont pas les mêmes moyens pour accéder aux ressources de leur environnement et pour les gérer. Les femmes sont différenciées par l'âge, le statut marital, le nombre d'enfants, la durée de résidence dans la région, les réseaux locaux de parenté et la possession ou non des boeufs et de la terre. Cet article analyse les manières par lesquelles une variété de femmes prennent des décisions et assurent la subsistance à travers les cas d'études qui soulèvent des implications politiques et économiques pour les statuts sociaux des femmes dans cette région. Des decriptions normatives des rôles ethniques, culturels ou de genre masquent les ambiguités qui entrent en jeu dans les interactions personnelles et cachent les processus par lesquels certains modes de comportements sont établis, négociés et maintenus. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 239-260[article] Women, politics and economics : case studies from the Ankarana region [texte imprimé] / Lisa L. Gezon, Auteur . - 2022 . - p 239-260.
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in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 239-260
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : GENRE POLITIQUE ANKARANA MADAGASIKARA Résumé : Les femmes qui habitent le côté occidental du massif Ankarana du nord malagasy n'ont pas les mêmes moyens pour accéder aux ressources de leur environnement et pour les gérer. Les femmes sont différenciées par l'âge, le statut marital, le nombre d'enfants, la durée de résidence dans la région, les réseaux locaux de parenté et la possession ou non des boeufs et de la terre. Cet article analyse les manières par lesquelles une variété de femmes prennent des décisions et assurent la subsistance à travers les cas d'études qui soulèvent des implications politiques et économiques pour les statuts sociaux des femmes dans cette région. Des decriptions normatives des rôles ethniques, culturels ou de genre masquent les ambiguités qui entrent en jeu dans les interactions personnelles et cachent les processus par lesquels certains modes de comportements sont établis, négociés et maintenus. Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE Women in action, councils in change : the productivity of women's speech styles in Madagasikara's Ranomafana national park / Paul W. Hanson in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Women in action, councils in change : the productivity of women's speech styles in Madagasikara's Ranomafana national park Type de document : texte imprimé Auteurs : Paul W. Hanson, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 263-294 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : GENRE KABARY RANOMAFANA AMBODIAVIAVY FOKONOLONA Résumé : Dans toutes les communications sociales orales à travers Madagasikara,les hommes et les femmes possèdent leur propre style oratoire. Nulle part ailleurs, on ne peut déceler cette différence que dans les discours oratoires comme le kabary. Deux des rôles les plus importants joués par les femmes lors des performances des kabary impliquent la réparation des impasses créees par les échanges entre les hommes et la confrontation des actes anti-sociaux. On peut rencontrer des analyses sur l'émergence de ces rôles dans des contextes sociohistoriques spécifiques mais la productivité des styles de discours des femmes -c'est-à-dire comment les discours des femmes façonnent en retour les institutions par lesquelles ils sont apparus et fournissent des bases pour un nouveau développemnt d'identités sur le genre- reste inexplorée. Pour remplir ce vide, le présent article se concentre sur les performances de kabary lors d'une réunion de conseil villageois dans leSud-Est de Madagasikara.
La réunion en question s'est tenue dans le village d'Ambodiaviavy et l'assistance est composée pour la plupart par des membres de la terre ancestrale des Sambirano, région accaparée par le Parc National de Ranomafana et constituant un aspect important pour se reproduire en tant que Sambirano Tanala.
Les rapports entre les gérants du Parc de Ranomafana et les Sambirano se limitent en majeure partie dans le cadre d'un programme de conservatio-développement (ICDP). Les ICDPs sont en général interventionnistes dans leurs approches à la conservation : le processus de conservation implique le développement de la population résidente qui, dans son effort de se reproduire en tant que communauté, menace l'existence de l'écosystème délimité. Le discours développementaliste du Parc National définie la pratique tanala du tavy de culture sur brûlis et ajoute que c'est à la fois un moyen non-viable pour la satisfaction des besoins de base ainsi que la principale menace des ressources de la région. Les interventions de développement autour du Parc sont donc pour la plupart centrées sur la suppression de l'extension du tavy en aidant les résidents Tanala à mieux exploiter la valeur commerciale de la forêt pour satisfaire les nouveaux besoins conséquents à la perte de leur terre.
Ainsi la reproduction des relations sociales d'Ambodiaviavy, depuis la création du Parc, est de plus en plus liée à une politique plus étendue d'interprétation des besoins. Dans cet article, on voit que la pratique du discours par une femme d'Ambodiaviavy sert de modérateur (médiateur) pour un ensemble de changements sociaux rapides et complexes surtout en ce qui concerne les rapports du genre. De ce fait, l'article présente une courte discussion critique de la notion de femme malagasy.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 263-294[article] Women in action, councils in change : the productivity of women's speech styles in Madagasikara's Ranomafana national park [texte imprimé] / Paul W. Hanson, Auteur . - 2022 . - p 263-294.
Langues : Français (fre) Anglais (eng)
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 263-294
Catégories : SCIENCES SOCIALES Mots-clés : GENRE KABARY RANOMAFANA AMBODIAVIAVY FOKONOLONA Résumé : Dans toutes les communications sociales orales à travers Madagasikara,les hommes et les femmes possèdent leur propre style oratoire. Nulle part ailleurs, on ne peut déceler cette différence que dans les discours oratoires comme le kabary. Deux des rôles les plus importants joués par les femmes lors des performances des kabary impliquent la réparation des impasses créees par les échanges entre les hommes et la confrontation des actes anti-sociaux. On peut rencontrer des analyses sur l'émergence de ces rôles dans des contextes sociohistoriques spécifiques mais la productivité des styles de discours des femmes -c'est-à-dire comment les discours des femmes façonnent en retour les institutions par lesquelles ils sont apparus et fournissent des bases pour un nouveau développemnt d'identités sur le genre- reste inexplorée. Pour remplir ce vide, le présent article se concentre sur les performances de kabary lors d'une réunion de conseil villageois dans leSud-Est de Madagasikara.
La réunion en question s'est tenue dans le village d'Ambodiaviavy et l'assistance est composée pour la plupart par des membres de la terre ancestrale des Sambirano, région accaparée par le Parc National de Ranomafana et constituant un aspect important pour se reproduire en tant que Sambirano Tanala.
Les rapports entre les gérants du Parc de Ranomafana et les Sambirano se limitent en majeure partie dans le cadre d'un programme de conservatio-développement (ICDP). Les ICDPs sont en général interventionnistes dans leurs approches à la conservation : le processus de conservation implique le développement de la population résidente qui, dans son effort de se reproduire en tant que communauté, menace l'existence de l'écosystème délimité. Le discours développementaliste du Parc National définie la pratique tanala du tavy de culture sur brûlis et ajoute que c'est à la fois un moyen non-viable pour la satisfaction des besoins de base ainsi que la principale menace des ressources de la région. Les interventions de développement autour du Parc sont donc pour la plupart centrées sur la suppression de l'extension du tavy en aidant les résidents Tanala à mieux exploiter la valeur commerciale de la forêt pour satisfaire les nouveaux besoins conséquents à la perte de leur terre.
Ainsi la reproduction des relations sociales d'Ambodiaviavy, depuis la création du Parc, est de plus en plus liée à une politique plus étendue d'interprétation des besoins. Dans cet article, on voit que la pratique du discours par une femme d'Ambodiaviavy sert de modérateur (médiateur) pour un ensemble de changements sociaux rapides et complexes surtout en ce qui concerne les rapports du genre. De ce fait, l'article présente une courte discussion critique de la notion de femme malagasy.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE Art, care-giving and the ancestors : gender roles and role "reversals"in highland Madagasikara / Rebecca L. Green in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar, 13 (Numero special 2000)
[article]
Titre : Art, care-giving and the ancestors : gender roles and role "reversals"in highland Madagasikara Type de document : texte imprimé Auteurs : Rebecca L. Green, Auteur Année de publication : 2022 Article en page(s) : p 317-352 Langues : Français (fre) Anglais (eng) Résumé : On peut dire que sur le plan sociologique, il y a une certaine égalité entre les hommes et les femmes des Hautes Terres centrales de Madagasikara. Même si dans ces sociétes les tâches quotidiennes et surtout celles liées aux rites ancestraux sont divisées selon le genre. La culture des Hautes Terres centrales est fondée sur les ancêtres qui sont à l'origine de toutes les traditions et qui continuent à exercer une grande influence sur la vie de leurs descendants. Par conséquent ils sont fondamentaux à la formation d'une identité malagasy. Il s'en suit que les activités et les objets -tels les linceuls-liés aux rites ancestraux-les funérailles, les retournements-sont primordiaux dans la construction de cette identité malagasy.
L'univers des vivants et l'univers des ancêtres existent en parallèle mais ces deux mondes se croisent à certaines occasions. Les actions effectuées dans l'un de ces univers peuvent avoir des conséquences pour l'autre. Pourvu que les ancêtres soient bien soignés, heureux et bien chauds, ils donnent leur bénédiction. Mais une fois négligés, ils peuvent se venger en retirant leurs bénédictions ou en punissant des coupables. Les hommes et les femmes ont chacun des rôles importants à jouer dans l'entretien des relations entre ces deux univers, des devoirs spécifiques qui contribuent au bienfait de la famille et de la communauté. Les hommes dominent les rôles publiques et ils servent comme orateurs et comme représentant de la famille et de la communauté. Les hommes sont aussi associés au pouvoir, à la force physique et à la durée. Ces associations se voient aussi au niveau de la culture matérielle : les hommes sont identifiés avec les substances et avec les objets durs et durables (par exemple, la construction des tombeaux en pierre). Des femmes, par contre, remplissent des rôles qui sont moins visibles, plus individuels et personnels et des tâches qui sont pour la plupart ponctuelles et de nature temporaire. Les femmes sont des gardiennes de la fécondité et les responsables de la vie familiale, une vie qui sur les Hautes Terres cebtrales comprend aussi les ancêtres. On peut détecter aussi une association faite entre les femmes et les objets mous/doux. Les plus importants de ces objets éphémères crées et maniés par les femmes sont des linceuls qui jouent des rôles primordiaux lors des enterrements et des retournements. Pour les sociétés des Hautes Terres centrales, le tissage est l'activité féminine par excellence. Sur le plan social, spirituel et économique, le tissage donne des pouvoirs aux femmes, de plus le tissage est le lien le plus important entre elles (et par extension entre leurs familles et leurs communautés) et les ancêtres : c'est avec les linceuls tissés par les femmes qu'on vêt et emballe les corps aux retournements. En conséquence, en tant que tisserandes et mères de familles, les femmes fournissent un contact physique, motif entre le monde des vivants et celui des ancêtres.
L'ordre ancestral, les fomban-drazana, assignent des rôles spécifiques aux femmes et aux hommes et c'est en respectant et en accomplissant ces rôles que la bénédiction ancestrale est accordée. Néanmoins on constate que chez les Merina et les Betsileo, il existe aussi des moments où cette division sexuelle de travail est inversée. Lors des rites ancestraux, les hommes adoptent ce qui est considéré comme le travail de femmes, une inversion qui met en relief l'importance de ces actes pour l'entretien de bonnes relations avec les ancêtres.
Si l'on regarde les contextes de ces inversions, on voit que c'est dans ces moments que les ancêtres sont censés avoir une présence physique. Dans les occasions où les ancêtres sont invoqués, les rôles ne changent pas : les femmes préparent le repas et servent les invités tandis que les hommes agissent comme hôte. Mais les inversions de rôles arrivent quand les ancêtres sont censés avoir une présence physique, directe lors des évènements tel le famadihana où les descendants ont un contact physique, touchant et portant les ancêtres. A ces moments, ce sont les hommes qui cherchent de l'eau, préparent le repas, y compris le laoka (mets qui accompagnent le riz) et servent les invités. L'appropriation masculine des tâches féminines se voient aussi dans le fait que lors des enterrements et des retournements, les hommes situent leurs foyers à côté ou à l'intérieur de la maison centrale tandis que les femmes sont obligées d'aller faire cuire le riz le plus loin à l'écart de leur endroit habituel.
On peut comprendre cette inversion dans laquelle les hommes préparent la viande et non pas le riz par le fait que ce sont eux qui sont le plus associés aux boeufs (ce sont des hommes qui cherchent les bois de chauffe et qui font la lutte à boeufs durant les fêtes). Mais le fait que ces inversions se passent seulement lors de la présence physique des ancêtres suggère une autre explication : les actes de nourrir et de soigner qui sont à la base de la vie sociale des vivants, sert aussi comme modèle pour le comportement envers les ancêtres. Donc quand les hommes des Hautes Terres centrales accaparent des rôles féminins, ils soulignent la valeur et l'importance de ceux-ci et ainsi les hommes et les femmes ont chacun la possibilité de soigner les ancêtres et donc de recevoir leurs bénédictions qui sont nécessaires pour créer l'identité et aussi pour assurer la survie.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 317-352[article] Art, care-giving and the ancestors : gender roles and role "reversals"in highland Madagasikara [texte imprimé] / Rebecca L. Green, Auteur . - 2022 . - p 317-352.
Langues : Français (fre) Anglais (eng)
in Repenser " la femme malgache" : de nouvelles perspectives sur le genre à Madagascar > 13 (Numero special 2000) . - p 317-352
Résumé : On peut dire que sur le plan sociologique, il y a une certaine égalité entre les hommes et les femmes des Hautes Terres centrales de Madagasikara. Même si dans ces sociétes les tâches quotidiennes et surtout celles liées aux rites ancestraux sont divisées selon le genre. La culture des Hautes Terres centrales est fondée sur les ancêtres qui sont à l'origine de toutes les traditions et qui continuent à exercer une grande influence sur la vie de leurs descendants. Par conséquent ils sont fondamentaux à la formation d'une identité malagasy. Il s'en suit que les activités et les objets -tels les linceuls-liés aux rites ancestraux-les funérailles, les retournements-sont primordiaux dans la construction de cette identité malagasy.
L'univers des vivants et l'univers des ancêtres existent en parallèle mais ces deux mondes se croisent à certaines occasions. Les actions effectuées dans l'un de ces univers peuvent avoir des conséquences pour l'autre. Pourvu que les ancêtres soient bien soignés, heureux et bien chauds, ils donnent leur bénédiction. Mais une fois négligés, ils peuvent se venger en retirant leurs bénédictions ou en punissant des coupables. Les hommes et les femmes ont chacun des rôles importants à jouer dans l'entretien des relations entre ces deux univers, des devoirs spécifiques qui contribuent au bienfait de la famille et de la communauté. Les hommes dominent les rôles publiques et ils servent comme orateurs et comme représentant de la famille et de la communauté. Les hommes sont aussi associés au pouvoir, à la force physique et à la durée. Ces associations se voient aussi au niveau de la culture matérielle : les hommes sont identifiés avec les substances et avec les objets durs et durables (par exemple, la construction des tombeaux en pierre). Des femmes, par contre, remplissent des rôles qui sont moins visibles, plus individuels et personnels et des tâches qui sont pour la plupart ponctuelles et de nature temporaire. Les femmes sont des gardiennes de la fécondité et les responsables de la vie familiale, une vie qui sur les Hautes Terres cebtrales comprend aussi les ancêtres. On peut détecter aussi une association faite entre les femmes et les objets mous/doux. Les plus importants de ces objets éphémères crées et maniés par les femmes sont des linceuls qui jouent des rôles primordiaux lors des enterrements et des retournements. Pour les sociétés des Hautes Terres centrales, le tissage est l'activité féminine par excellence. Sur le plan social, spirituel et économique, le tissage donne des pouvoirs aux femmes, de plus le tissage est le lien le plus important entre elles (et par extension entre leurs familles et leurs communautés) et les ancêtres : c'est avec les linceuls tissés par les femmes qu'on vêt et emballe les corps aux retournements. En conséquence, en tant que tisserandes et mères de familles, les femmes fournissent un contact physique, motif entre le monde des vivants et celui des ancêtres.
L'ordre ancestral, les fomban-drazana, assignent des rôles spécifiques aux femmes et aux hommes et c'est en respectant et en accomplissant ces rôles que la bénédiction ancestrale est accordée. Néanmoins on constate que chez les Merina et les Betsileo, il existe aussi des moments où cette division sexuelle de travail est inversée. Lors des rites ancestraux, les hommes adoptent ce qui est considéré comme le travail de femmes, une inversion qui met en relief l'importance de ces actes pour l'entretien de bonnes relations avec les ancêtres.
Si l'on regarde les contextes de ces inversions, on voit que c'est dans ces moments que les ancêtres sont censés avoir une présence physique. Dans les occasions où les ancêtres sont invoqués, les rôles ne changent pas : les femmes préparent le repas et servent les invités tandis que les hommes agissent comme hôte. Mais les inversions de rôles arrivent quand les ancêtres sont censés avoir une présence physique, directe lors des évènements tel le famadihana où les descendants ont un contact physique, touchant et portant les ancêtres. A ces moments, ce sont les hommes qui cherchent de l'eau, préparent le repas, y compris le laoka (mets qui accompagnent le riz) et servent les invités. L'appropriation masculine des tâches féminines se voient aussi dans le fait que lors des enterrements et des retournements, les hommes situent leurs foyers à côté ou à l'intérieur de la maison centrale tandis que les femmes sont obligées d'aller faire cuire le riz le plus loin à l'écart de leur endroit habituel.
On peut comprendre cette inversion dans laquelle les hommes préparent la viande et non pas le riz par le fait que ce sont eux qui sont le plus associés aux boeufs (ce sont des hommes qui cherchent les bois de chauffe et qui font la lutte à boeufs durant les fêtes). Mais le fait que ces inversions se passent seulement lors de la présence physique des ancêtres suggère une autre explication : les actes de nourrir et de soigner qui sont à la base de la vie sociale des vivants, sert aussi comme modèle pour le comportement envers les ancêtres. Donc quand les hommes des Hautes Terres centrales accaparent des rôles féminins, ils soulignent la valeur et l'importance de ceux-ci et ainsi les hommes et les femmes ont chacun la possibilité de soigner les ancêtres et donc de recevoir leurs bénédictions qui sont nécessaires pour créer l'identité et aussi pour assurer la survie.Numéro du document : 42484/DI 034 Niveau Bibliographique : 5 Bull1 (Theme principale) : CULTURES ET HUMANITES Bull2 (Theme secondaire) : CULTURE