Titre : |
Rapport annuel 2019 |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Auteur |
Editeur : |
PNUD Madagascar |
Année de publication : |
2019 |
Importance : |
68 p. |
Note générale : |
PMB Droit/16 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
|
Mots-clés : |
DECENTRALISATION DURABILITE ENVIRONNEMENTALE CHANGEMENT CLIMATIQUE PARTENARIAT GENRE |
Index. décimale : |
307.1 Développement |
Résumé : |
Dès sa mise en place, le nouveau gouvernement malagasy a poursuivi les chantiers de développement entamés pour maintenir les acquis du développement. Même si la note de conjoncture économique publiée par la Banque mondiale en octobre 2019 à Madagasikara montre un léger fléchissement de la croissance économique, il est appréciable de noter que l’action corrective du nouveau gouvernement a été d’entreprendre des projets d’investissement public ambitieux et de regagner la confiance des entreprises et des investisseurs étrangers. Des efforts confortés par le regain de confiance suite aux élections apaisées et qui doivent, à terme, renforcer la croissance économique du pays et atteindre la projection de 5,3 % prévue par l’exécutif pour 2020. Néanmoins, ces réalisations sont conditionnées par une stabilité politique du gouvernement couplée à un rythme soutenu des exportations et d’exécution des dépenses publiques. Il est primordial que cette croissance bénéficie à tous avec le financement des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, la sécurité, ou encore l’accès à la justice. En effet, à l’instar de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, la croissance acquise par Madagascar ne profite pas à ceux qui en ont le plus besoin. En huit ans, la pauvreté n’a que diminuée passant de 77,6% en 2012, selon la dernière mesure officielle, à une estimation de 74,1% en 2019 ; des chiffres au- dessus de la moyenne régionale de 41%. Les progrès réalisés en matière de réduction de la pauvreté ont été freinés par la faible croissance du secteur agricole qui emploie une grande majorité de la population active. Malgré l’amélioration de l’Indice de développement humain (IDH), qui est passé de 0,519 en 2019 contre 0,512 en 2018, 75% de la population malagasy vit avec moins de 1,90 dollar par jour (en parité de pouvoir d’achat), faisant de Madagasikara l’un des pays les plus pauvres au monde. Par ailleurs, la vulnérabilité du pays au changement climatique rend encore plus difficile les conditions des populations qui voient souvent leurs moyens de subsistance détruits par environ trois cyclones que le pays subit en moyenne par an, sans oublier les sècheresses cycliques qui touchent le Grand Sud. L’amélioration de la gouvernance reste toujours d’actualité à Madagasikara. Alors que des efforts conséquents ont été déployés par le gouvernement pour une effectivité de la lutte contre la corruption, les derniers classements dévoilent que ces efforts peinent à porter leurs fruits. Selon le Rapport sur la gouvernance en Afrique, le pays est classé 31/54 pays en 2019 avec un indice de 49/100. Par ailleurs, selon l’indice de perception de la corruption de Transparency International, Madagasikara est classé 152/180 en 2018. Souhaitant rétablir la confiance du peuple envers l’État, le gouvernement a entrepris de faire de la bonne gouvernance le pivot de l’émergence avec une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis de la corruption. Cependant, malgré l’adoption de la loi relative au recouvrement des avoirs illicites en juillet 2019, le décret d’application demeure en attente. Pour ainsi dire, Madagasikara a eu en 2019, la stabilité politique nécessaire à la mise en œuvre de programme et de politiques ambitieuses devant permettre d’accélérer la réduction de la pauvreté, renforcer la résilience aux crises et chocs, sous fond de paix, de stabilité et de bonne gouvernance. |
Numéro du document : |
PMB Droit/016 |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Indicateur Bibliographique : |
B |
Bull1 (Theme principale) : |
SOCIOLOGIE |
Bull2 (Theme secondaire) : |
CHANGEMENT SOCIAL ET DEVELOPPEMENT |
Rapport annuel 2019 [texte imprimé] / Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Auteur . - PNUD Madagascar, 2019 . - 68 p. PMB Droit/16 Langues : Français ( fre)
Catégories : |
SCIENCES SOCIALES
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Mots-clés : |
DECENTRALISATION DURABILITE ENVIRONNEMENTALE CHANGEMENT CLIMATIQUE PARTENARIAT GENRE |
Index. décimale : |
307.1 Développement |
Résumé : |
Dès sa mise en place, le nouveau gouvernement malagasy a poursuivi les chantiers de développement entamés pour maintenir les acquis du développement. Même si la note de conjoncture économique publiée par la Banque mondiale en octobre 2019 à Madagasikara montre un léger fléchissement de la croissance économique, il est appréciable de noter que l’action corrective du nouveau gouvernement a été d’entreprendre des projets d’investissement public ambitieux et de regagner la confiance des entreprises et des investisseurs étrangers. Des efforts confortés par le regain de confiance suite aux élections apaisées et qui doivent, à terme, renforcer la croissance économique du pays et atteindre la projection de 5,3 % prévue par l’exécutif pour 2020. Néanmoins, ces réalisations sont conditionnées par une stabilité politique du gouvernement couplée à un rythme soutenu des exportations et d’exécution des dépenses publiques. Il est primordial que cette croissance bénéficie à tous avec le financement des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, la sécurité, ou encore l’accès à la justice. En effet, à l’instar de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, la croissance acquise par Madagascar ne profite pas à ceux qui en ont le plus besoin. En huit ans, la pauvreté n’a que diminuée passant de 77,6% en 2012, selon la dernière mesure officielle, à une estimation de 74,1% en 2019 ; des chiffres au- dessus de la moyenne régionale de 41%. Les progrès réalisés en matière de réduction de la pauvreté ont été freinés par la faible croissance du secteur agricole qui emploie une grande majorité de la population active. Malgré l’amélioration de l’Indice de développement humain (IDH), qui est passé de 0,519 en 2019 contre 0,512 en 2018, 75% de la population malagasy vit avec moins de 1,90 dollar par jour (en parité de pouvoir d’achat), faisant de Madagasikara l’un des pays les plus pauvres au monde. Par ailleurs, la vulnérabilité du pays au changement climatique rend encore plus difficile les conditions des populations qui voient souvent leurs moyens de subsistance détruits par environ trois cyclones que le pays subit en moyenne par an, sans oublier les sècheresses cycliques qui touchent le Grand Sud. L’amélioration de la gouvernance reste toujours d’actualité à Madagasikara. Alors que des efforts conséquents ont été déployés par le gouvernement pour une effectivité de la lutte contre la corruption, les derniers classements dévoilent que ces efforts peinent à porter leurs fruits. Selon le Rapport sur la gouvernance en Afrique, le pays est classé 31/54 pays en 2019 avec un indice de 49/100. Par ailleurs, selon l’indice de perception de la corruption de Transparency International, Madagasikara est classé 152/180 en 2018. Souhaitant rétablir la confiance du peuple envers l’État, le gouvernement a entrepris de faire de la bonne gouvernance le pivot de l’émergence avec une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis de la corruption. Cependant, malgré l’adoption de la loi relative au recouvrement des avoirs illicites en juillet 2019, le décret d’application demeure en attente. Pour ainsi dire, Madagasikara a eu en 2019, la stabilité politique nécessaire à la mise en œuvre de programme et de politiques ambitieuses devant permettre d’accélérer la réduction de la pauvreté, renforcer la résilience aux crises et chocs, sous fond de paix, de stabilité et de bonne gouvernance. |
Numéro du document : |
PMB Droit/016 |
Niveau Bibliographique : |
1 |
Indicateur Bibliographique : |
B |
Bull1 (Theme principale) : |
SOCIOLOGIE |
Bull2 (Theme secondaire) : |
CHANGEMENT SOCIAL ET DEVELOPPEMENT |
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