| Titre : |
Projet d'amélioration et de diversification agricole dans le Nord-Est. Rapport de préparation : *** |
| Auteurs : |
MDDRF. Antananarivo. MG, |
| Editeur : |
MDDRF |
| Année de publication : |
[s.d.] |
| Importance : |
95 p. |
| Note générale : |
ECONOMIE ET POLITIQUE AGRICOLES |
| Catégories : |
SCIENCES AGRICOLES
|
| Mots-clés : |
MADAGASIKARA NORD EST DIVERSIFICATION FINANCEMENT DEVELOPPEMENT AGRICOLE PROJET DE DEVELOPPEMENT |
| Résumé : |
Dans la période actuelle, marquée par de nombreuses réformes, le Gouvernement malgache accorde une haute priorité au développement du secteur agricole au sens large, secteur qui contribue pour 38 pour cent à la formation du PIB et qui recèle de grandes potentialités. La région du Nord-Est a été pendant longtemps l'une des régions prospères du pays, mais depuis une dizaine d'années la situation s'y dégrade fortement et il est urgent d'intervenir pour mieux valoriser les ressources et pour redonner à cette région la place qu 'elle mérite dans le développement du pays. La situation actuelle dans la zone du projet peut en effet être caractérisée par des facteurs préoccupants de dégradation de la situation économique et sociale. Il s'agit notamment de l'aggravation de l'insécurité alimentaire entraînée par la détérioration des termes de l'échange entre produits vendus (vanille et café principalement) et riz, nécessairement acheté pour faire face au déficit structurel de la région où, grosso modo, on produit 50 000 tonnes de paddy pour une consommation de 90 000 tonnes. Il s'agit aussi des handicaps liés à l'enclavement de la zone et à la dégradation des infrastructures, particulièrement importants dans une économie largement tournée vers les échanges. C'est enfin un constat de faiblesse dans les politiques mises en oeuvre et dans le comportement des opérateurs économiques, faiblesse marquée par le manque de rigueur et la prépondérance des objectifs à court terme par rapport au développement durable de la région.Cette dégradation générale met en cause l'avenir dans la mesure où le pays perd des parts de marché à l'exportation, où le développement anarchique du tavy détruit le patrimoine foncier et où les différents opérateurs ne manifestent pas la solidarité nécessaire à une relance de l'économie. Une des conséquences majeures de cette détérioration est le malaise social qui se traduit par le chômage et la délinquance chez les jeunes et le manque de confiance dans l'avenir chez les adultes, particulièrement en milieu rural. La région du Nord-Est, et notamment la zone du projet, a pourtant de nombreux atouts pour assurer un développement durable. Au plan technique, la production peut être dynamisée grâce aux potentialités reconnues en matière de riziculture irriguée, grâce à une écologie particulièrement favorable à une large diversification des productions, et grâce à des débouchés extérieurs non satisfaits aujourd'hui. Par ailleurs la filière vanille peut redevenir un moteur du développement si l'on s'appuie sur un savoir-faire encore inégalé, sur une meilleure répartition de la valeur ajoutée au profit des paysans et sur une politique réaliste et rigoureuse à l'exportation. Enfin la présence de nombreux opérateurs privés, notamment dans le secteur commercial et dans celui des travaux publics, représente une chance si la concertation et la préoccupation de l'avenir remplacent la méfiance et la recherche du gain facile. Le dernier chapitre est consacré aux questions en suspens et aux suites à donner au présent travail- il est important d'en souligner les points essentiels. Les problèmes liés à la gestion de la filière vanille, à l'entretien des routes et pistes rurales, et au choix définitif des ONG spécialisées ne sont pas encore totalement résolus. Par ailleurs, compte tenu de l'importance des enjeux et de la complexité du projet, il est suggéré que le projet soit renforcé (notamment au niveau des investissements dans les infrastructures économiques et sociales) puis étendu à l'ensemble de la région (notamment sur le FVD d'Andapa)- pour ce faire, le concours d'autres bailleurs de fonds pourrait être envisagé. Un tel concours donnerait davantage de poids au projet dans la redéfinition du rôle de chacun et dans la promotion d'une politique de développement à moyen et long terme. Enfin, la séquence des travaux restant à faire pour aboutir à l'exécution du projet dans les meilleures conditions est précisée- et ce dans le cadre d'un processus permanent d'enrichissement du dossier - - - |
| Note de contenu : |
- - - - - - |
| Numéro du document : |
14N |
| Niveau Bibliographique : |
1 |
| Bull1 (Theme principale) : |
ECONOMIE ET POLITIQUE AGRICOLES |
Projet d'amélioration et de diversification agricole dans le Nord-Est. Rapport de préparation : *** [] / MDDRF. Antananarivo. MG, . - MDDRF, [s.d.] . - 95 p. ECONOMIE ET POLITIQUE AGRICOLES
| Catégories : |
SCIENCES AGRICOLES
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| Mots-clés : |
MADAGASIKARA NORD EST DIVERSIFICATION FINANCEMENT DEVELOPPEMENT AGRICOLE PROJET DE DEVELOPPEMENT |
| Résumé : |
Dans la période actuelle, marquée par de nombreuses réformes, le Gouvernement malgache accorde une haute priorité au développement du secteur agricole au sens large, secteur qui contribue pour 38 pour cent à la formation du PIB et qui recèle de grandes potentialités. La région du Nord-Est a été pendant longtemps l'une des régions prospères du pays, mais depuis une dizaine d'années la situation s'y dégrade fortement et il est urgent d'intervenir pour mieux valoriser les ressources et pour redonner à cette région la place qu 'elle mérite dans le développement du pays. La situation actuelle dans la zone du projet peut en effet être caractérisée par des facteurs préoccupants de dégradation de la situation économique et sociale. Il s'agit notamment de l'aggravation de l'insécurité alimentaire entraînée par la détérioration des termes de l'échange entre produits vendus (vanille et café principalement) et riz, nécessairement acheté pour faire face au déficit structurel de la région où, grosso modo, on produit 50 000 tonnes de paddy pour une consommation de 90 000 tonnes. Il s'agit aussi des handicaps liés à l'enclavement de la zone et à la dégradation des infrastructures, particulièrement importants dans une économie largement tournée vers les échanges. C'est enfin un constat de faiblesse dans les politiques mises en oeuvre et dans le comportement des opérateurs économiques, faiblesse marquée par le manque de rigueur et la prépondérance des objectifs à court terme par rapport au développement durable de la région.Cette dégradation générale met en cause l'avenir dans la mesure où le pays perd des parts de marché à l'exportation, où le développement anarchique du tavy détruit le patrimoine foncier et où les différents opérateurs ne manifestent pas la solidarité nécessaire à une relance de l'économie. Une des conséquences majeures de cette détérioration est le malaise social qui se traduit par le chômage et la délinquance chez les jeunes et le manque de confiance dans l'avenir chez les adultes, particulièrement en milieu rural. La région du Nord-Est, et notamment la zone du projet, a pourtant de nombreux atouts pour assurer un développement durable. Au plan technique, la production peut être dynamisée grâce aux potentialités reconnues en matière de riziculture irriguée, grâce à une écologie particulièrement favorable à une large diversification des productions, et grâce à des débouchés extérieurs non satisfaits aujourd'hui. Par ailleurs la filière vanille peut redevenir un moteur du développement si l'on s'appuie sur un savoir-faire encore inégalé, sur une meilleure répartition de la valeur ajoutée au profit des paysans et sur une politique réaliste et rigoureuse à l'exportation. Enfin la présence de nombreux opérateurs privés, notamment dans le secteur commercial et dans celui des travaux publics, représente une chance si la concertation et la préoccupation de l'avenir remplacent la méfiance et la recherche du gain facile. Le dernier chapitre est consacré aux questions en suspens et aux suites à donner au présent travail- il est important d'en souligner les points essentiels. Les problèmes liés à la gestion de la filière vanille, à l'entretien des routes et pistes rurales, et au choix définitif des ONG spécialisées ne sont pas encore totalement résolus. Par ailleurs, compte tenu de l'importance des enjeux et de la complexité du projet, il est suggéré que le projet soit renforcé (notamment au niveau des investissements dans les infrastructures économiques et sociales) puis étendu à l'ensemble de la région (notamment sur le FVD d'Andapa)- pour ce faire, le concours d'autres bailleurs de fonds pourrait être envisagé. Un tel concours donnerait davantage de poids au projet dans la redéfinition du rôle de chacun et dans la promotion d'une politique de développement à moyen et long terme. Enfin, la séquence des travaux restant à faire pour aboutir à l'exécution du projet dans les meilleures conditions est précisée- et ce dans le cadre d'un processus permanent d'enrichissement du dossier - - - |
| Note de contenu : |
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| Numéro du document : |
14N |
| Niveau Bibliographique : |
1 |
| Bull1 (Theme principale) : |
ECONOMIE ET POLITIQUE AGRICOLES |
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